Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Paradis fiscaux: l'UE retire de sa liste noire Anguilla, la Dominique et les Seychelles

logo de RFI RFI 05/10/2021 RFI
L'Union européenne a retiré le 5 octobre 2021 de sa liste noire des paradis fiscaux Anguilla, la Dominique et les Seychelles. Ici, une vue générale d'une plage des Seychelles. © REUTERS - Ahmed Jadallah L'Union européenne a retiré le 5 octobre 2021 de sa liste noire des paradis fiscaux Anguilla, la Dominique et les Seychelles. Ici, une vue générale d'une plage des Seychelles.

En pleine affaire des Pandora Papers, l'Union européenne retire trois pays de sa liste noire des paradis fiscaux. Selon cette liste, Anguilla, la Dominique et les Seychelles ne pratiquent plus l'évasion. Une décision qui provoque la consternation de l'ONG Oxfam.

La décision a été prise par les ministres des Finances de l'UE réunis ce mardi à Luxembourg, en l'absence du ministre néerlandais Wopke Hoekstra, lui-même cité dans les Pandora Papers pour avoir investi dans une société basée aux Îles Vierges britanniques.

La liste noire de l'UE comprend désormais neuf territoires jugés non coopératifs dans la lutte contre l'évasion fiscale : les Samoa américaines, les Fidji, Guam, les Palaos, Panama, les Samoa, Trinité-et-Tobago, les Îles Vierges américaines et le Vanuatu. Anguilla, la Dominique et les Seychelles ont pu en sortir, car ils se sont engagés à des réformes pour répondre aux demandes de transparence de l'UE.

Cet instrument européen, censé lutter contre l'évasion fiscale des multinationales et des grandes fortunes, avait été créé en décembre 2017 après plusieurs scandales, dont les Panama Papers et LuxLeaks. Les sanctions à l'encontre des pays « blacklistés » peuvent inclure le gel de fonds européens.

Des critères « obsolètes » 

La décision de Bruxelles, deux jours après le nouveau scandale financier, provoque la consternation de l'ONG Oxfam qui regrette que des pays cités dans les Pandora Papers ne figurent toujours pas sur la liste noire. Quentin Parrinello, responsable du plaidoyer sur la justice fiscale à Oxfam France, estime que l'UE devrait plutôt réformer les critères de sa liste afin de cibler les véritables paradis fiscaux, car ils sont « obsolètes » et sa liste noire est « partielle et partiale ». 

L'enquête Pandora Papers, publiée dimanche, à laquelle ont contribué environ 600 journalistes internationaux, a établi des liens entre des actifs offshores et 336 dirigeants et responsables politiques de premier plan, qui ont créé près de 1 000 sociétés dont plus des deux tiers aux Iles Vierges britanniques. Des montages financiers aux Seychelles ont également été épinglés.

► À écouter aussi : «Pandora Papers»: «Le problème des paradis fiscaux est plus large» [Invité international]

(Avec AFP)

Publicité
Publicité

Plus de RFI

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon