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Covid-19. L’épidémie repart au Royaume-Uni et en Allemagne, vers une nouvelle vague en Europe ?

logo de Ouest-France Ouest-France 21/10/2021 Yiqing QI.
Des habitants se baladent dans une rue commerciale dans la ville de Cologne, en Allemagne, le 14 décembre 2020. Archives. © WOLFGANG RATTAY / REUTERS Des habitants se baladent dans une rue commerciale dans la ville de Cologne, en Allemagne, le 14 décembre 2020. Archives.

L’épidémie du Covid-19 est en train de remonter en flèche au Royaume-Uni, et elle repart également en Allemagne, en Belgique et dans plusieurs pays de l’Europe de l’Est. Chiffres à l’appui, on fait le point sur la situation sanitaire dans nos pays voisins avant le début des vacances de la Toussaint.

Si la France voit les prémices d’une reprise de l’épidémie de Covid-19, le virus est en train de gagner à nouveau du terrain dans plusieurs de nos pays voisins. « Le virus augmente en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas. Il y a une situation très préoccupante en Europe de l’Est. Au Royaume-Uni, nous observons une forte recrudescence du nombre de cas depuis quelques jours », a listé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal dans un point de presse à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi 20 octobre.

Les données d’Our World in Data, sur lesquelles s’appuie la carte suivante, comparent le nombre de cas pour un million d’habitants entre le 19 octobre et le 13 octobre 2021 (sept jours avant), dans chaque pays européen :

« En moyenne, les tendances sont en train d’augmenter en Europe, analyse Phillipe Amouyel, professeur de santé publique au CHU de Lille, auprès d’Ouest-France. Mais elles sont relativement variables en fonction des pays. Si on regarde le Royaume-Uni, elles sont en train de remonter de manière extrêmement importante. En Allemagne, Belgique et aussi dans les pays de l’Europe de l’Est, l’épidémie est en train de remonter aussi. De plus, au Danemark, le premier pays européen qui a levé toutes les mesures sanitaires début septembre, l’épidémie remonte également. Tout ça dépend notamment du taux de vaccination des différentes tranches d’âges dans chaque pays et du maintien des gestes barrières. »

L’épidémie en hausse au Royaume-Uni, en Allemagne, en Belgique…

Outre-Manche, la dynamique de circulation du virus est actuellement bien plus forte que dans la plupart des pays européens. Le Royaume-Uni a enregistré plus de 49 000 nouvelles contaminations ce mercredi 20 octobre, contre 39 851 cas le mercredi 6 octobre, il y a deux semaines, selon les chiffres de l’agence sanitaire britannique Public Health England, soit presque 10 000 cas de plus en quinze jours.

Craignant une nouvelle vague incontrôlable dans le pays, un responsable du service public de santé britannique a appelé ce mercredi le gouvernement à réinstaurer de nouvelles restrictions sanitaires. « Nous sommes déjà dans une situation où les choses vont probablement se détériorer dans deux ou trois semaines. C’est pourquoi nous devons agir immédiatement », a déclaré ce mercredi Matthew Taylor, patron de la NHS Confederation regroupant de nombreuses organisations de santé publique britannique, sur Sky News .

L’Irlande partage la même tendance que le Royaume-Uni en ce moment. Ce pays de cinq millions d’habitants compte un taux d’incidence de 376 cas positifs au coronavirus pour un million d’habitants au 19 octobre. La valeur était de 327 cas pour un million d’habitants au 13 octobre, sept jours avant ; et encore plus tôt, il y a deux semaines, l’indicateur était de 226 cas pour un million d’habitants au 7 octobre, d’après les chiffres d’Our World in Data.

De notre côté de la Manche, la circulation du virus redevient active également sur plusieurs territoires. La Belgique constate un taux d’incidence de 293 cas pour un million d’habitants au 19 octobre, contre 203 cas pour un million d’habitants au 13 octobre. L’indicateur est en augmentation de 45 % dans le pays en une semaine.

Au-dessus de la Belgique, la situation épidémique ne cesse de se dégrader aux Pays-Bas depuis le début du mois. Comme le montre le graphique ci-dessus, les Pays-Bas étaient sur un plateau de 100 cas positifs pour un million d’habitants à la fin du mois de septembre avant de repartir à la hausse. Au 19 octobre, l’indicateur grimpe à 216 cas pour un million d’habitants dans le pays.

Outre-Rhin, la courbe remonte légèrement aussi en ce moment. L’Allemagne passe de 101 cas pour un million d’habitants le 13 octobre à 136 cas pour un million d’habitants le 19 octobre, soit en augmentation de 35 % en une semaine.

En revanche, dans des pays du sud de l’Europe comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal, l’épidémie se maintient dans une situation favorable. Ces trois pays comptent tous un taux d’incidence autour de 50 cas pour un million d’habitants en ce moment.

En Europe de l’Est, la vague épidémique est en cours

« En Europe de l’Est et du centre, la vague épidémique est en train de se défiler, observe pour Ouest-France Antoine Flahault, épidémiologiste et directeur de l’Institut de santé globale de Genève en Suisse. C’est même la plus grosse vague que certains pays connaissent depuis le début de la pandémie. C’est le cas pour la Roumanie. Ils n’ont jamais connu une telle vague. Ou encore pour la Russie, ce sont des records battus tous les jours là-bas. »

La vague actuelle dans les pays de l’Est et du centre du continent européen se présente avec non seulement un très fort taux de contamination mais aussi un taux de mortalité remarquable. Dans le même temps, la couverture vaccinale est relativement basse dans ces pays, comparée à celle de l’Europe de l’Ouest, note l’épidémiologiste.

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