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Crédit immobilier : comment la taxe foncière équivaut à une mensualité supplémentaire

logo de Capital Capital 29/07/2020 Alexandre LOUKIL
Crédit immobilier : comment la taxe foncière équivaut à une mensualité supplémentaire © Francesco Carta fotografo - Getty Images Crédit immobilier : comment la taxe foncière équivaut à une mensualité supplémentaire

Souvent négligé lors de la signature d’un crédit immobilier, le poids de la fiscalité locale, et plus particulièrement de la taxe foncière, vient s’ajouter à vos échéances de remboursement. Dans les grandes agglomérations, elle pèse en moyenne l’équivalent d’une mensualité, et peut même en représenter deux.

Si les propriétaires peuvent se réjouir de la disparition annoncée de la taxe d'habitation pour tous les Français dès cet automne, ils continueront malgré tout d’être assujettis à la taxe foncière. Dommage lorsqu’on sait que ce prélèvement obligatoire pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages. Selon une étude de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) parue en 2019, son montant moyen a grimpé de 34,7% en 10 ans, entre 2008 et 2018. Si le bond des valeurs locatives (14,6%) constitue un des facteurs d’inflation, les taux votés localement par les collectivités ont aussi eu leur incidence.

Cet impôt local n’est donc pas à prendre à la légère, surtout pour les primo-accédants. Souvent, ces derniers, trop occupés à constituer leur dossier de prêt et à calculer leur mensualité, omettent de prendre en compte la taxe foncière dans leur budget prévisionnel. Pourtant, selon l’étude menée par le courtier Meilleurtaux, et que Capital publie en exclusivité, elle peut représenter jusqu’à deux mensualités de crédit supplémentaires dans certaines villes comme Nîmes, Saint-Etienne ou Le Havre. Sur des échéances servant à rembourser l’achat d’un bien de 70 mètres carrés au taux de 1,3%, elle alourdit la facture mensuelle de près de 120 euros. “Plus les prix de l’immobilier sont faibles, plus la part de la taxe foncière est importante”, souligne Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux. Pour encore mieux saisir les conséquences, la fiscalité locale dans ces villes revient finalement à transformer votre taux de 1,3% en un prêt de plus de 3% !

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Dans les 20 plus grandes villes de France, la moyenne constatée est de 1,1 mensualité supplémentaire, une sorte de “version négative du 13ème mois”, estime le courtier. Des communes comme Montpellier, Dijon ou Grenoble, dans lesquelles le prix de l’immobilier est déjà plus élevé, sont ainsi au-dessus de cette moyenne avec environ 1,5 mensualité supplémentaire. Ce qui, en valeur absolue (110 euros) les rapproche des villes moins onéreuses comme Saint-Etienne ou Le Havre. “C’est pour cela qu’il est important pour le particulier de considérer ce poste de dépense dans son budget, avertit Maël Bernier. D’autant plus que comme on peut le voir, les disparités entre les différentes villes peuvent être très importantes”.

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Une taxe foncière “quasi indolore” dans les grandes villes

En revanche, dans les villes les plus chères de France, la facture est “quasi indolore” dixit le courtier. Pour preuve à Paris, où les prix de la pierre surpassent le reste du marché national, le poids de la taxe foncière ne représente que 20% d’une mensualité, soit 59 euros. Il faut dire que la capitale est encore une des villes où les taux cumulés de taxe foncière restent parmi les plus bas. Même à Lyon, Nice, Strasbourg ou Lille, la majoration de mensualité est contenue en moyenne à 75 euros. Le taux final ne bouge donc que très peu : entre 1,7% et 1,9%.

Et dans les années à venir, le taux de la taxe foncière pourrait être amené à grandir un peu plus encore, s’inquiète Maël Bernier : “On va retirer aux collectivités les recettes de la taxe d’habitation, et il faudra bien qu’elles comblent avec d’autres revenus. Peut-être pas dans les prochains mois, car nous sommes en année électorale, mais peut-être dès l’année prochaine.”

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