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En 2019, l'Etat français devra emprunter un montant record

logo de Capital Capital 21/12/2018 Ambre Deharo

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L'Etat doit lever cinq milliards d'euros de plus que prévu l'an prochain. Soit un total de 200 milliards d'euros. Du jamais vu.

La crise des Gilets jaunes commence à avoir de sérieuses conséquences pour l'Etat français. L'Agence France Trésor (AFT), qui est en charge des opérations de financement de l'Etat sur les marchés financiers, devra emprunter 200 milliards d'euros en 2019, rapportent les Echos. Du jamais vu jusqu'à présent. Au total, c'est cinq milliards d'euros de plus que ce que le projet de Loi de finance prévoyait.

Pourquoi cette augmentation de dernière minute ? En raison de l'annonce par Emmanuel Macron des mesures en faveur du pouvoir d'achat, qui viennent répondre à la crise des Gilets jaunes. Ces mesures ont été adoptées par le Parlement jeudi dans la soirée, et doivent coûter à l'Etat environ 10,3 milliards d'euros. L'Agence France Trésor doit donc trouver une solution pour financer ces nouvelles dépenses. Le programme d'émission de dette des rachats doit, entre autres, financer un déficit budgétaire prévisionnel qui atteint désormais 107,7 milliards d'euros. Selon les Echos, les investisseurs ne devraient pas être sollicités pour la totalité de la somme.

⋙ Lire aussi "Gilets jaunes": le coût et le financement des mesures de l'exécutif

Lors d'une conférence de presse au ministère de l'Économie et des Finances, le directeur de l'AFT confirme que "l'année 2019 va être compliquée". "Et ce sera plus difficile avec 200 milliards d'euros à émettre qu'avec 195 milliards. Le montant de la hausse peut paraître faible au regard de la taille du programme, mais il va falloir placer ces cinq milliards". Malgré des besoins en hausse, l'AFT avait initialement prévu de rester bien en dessous de la barre des 200 milliards d'euros.

Avec ces montants révisés, la France risque de voir des investisseurs demander des rendements plus élevés que prévu pour lui prêter de l'argent. Et ce alors que les taux repartent à la hausse. Pour l'instant néanmoins, le marché obligataire ne montre aucun signe de défiance à l'égard de Paris, notent les Echos.

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