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Possible «effondrement économique dans certains pays» si le G20 n’agit pas sur la dette, selon le FMI

logo de Le Parisien Le Parisien 02/12/2021 Le Parisien avec AFP
La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva et Ceyla Pazarbasioglu, directrice de la stratégie du Fonds se sonot exprimées dans une note de blog, publié jeudi. (Reuters/Mike Theiler) © Reuters/Mike Theiler La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva et Ceyla Pazarbasioglu, directrice de la stratégie du Fonds se sonot exprimées dans une note de blog, publié jeudi. (Reuters/Mike Theiler) Le FMI tire la sonnette d’alarme. Dans un contexte où la pandémie mondiale n’est toujours pas sous contrôle, « un effondrement économique est possible dans certains pays », a alerté jeudi le Fonds monétaire international. « À moins que les créanciers du G20 n’acceptent d’accélérer les restructurations de la dette et de suspendre la dette pendant les négociations », estiment la directrice générale du FMI Kristalina Georgieva

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et Ceyla Pazarbasioglu, directrice de la stratégie du Fonds, dans une publication jeudi sur un blog. Interrogé par l’AFP, le Fonds n’a pas souhaité citer des pays qui pourraient être directement concernés. 60 % des pays pauvres exposés au surendettement Au début de la pandémie, les pays riches du G20 avaient offert aux pays pauvres un délai sur le paiement de leur dette jusqu’à la fin de l’année, avant de le prolonger jusqu’à la fin 2021. Parallèlement à cette initiative de suspension du service de la dette (DSSI), ils avaient créé, en novembre 2020, un « cadre commun » destiné à restructurer, voire annuler la dette des pays qui en feraient la demande. Mais pour l’heure, les créanciers privés, en particulier chinois, freinent sa mise en œuvre. « Il est essentiel que les créanciers du secteur privé mettent en œuvre l’allégement de la dette à des conditions comparables », soulignent les responsables du Fonds monétaire international. Pour le moment, seuls trois pays - le Tchad, l’Éthiopie et la Zambie - ont fait des demandes d’allégement de leur dette au titre du Cadre commun. Mais le retard s’accumule dans le traitement de leur dossier. « Environ 60 % des pays à faible revenu sont [aujourd’hui] exposés à un risque élevé ou sont déjà en surendettement », rappellent Mme Georgieva et Mme Pazarbasioglu. En 2015, ce nombre était inférieur à 30 %, poursuivent-elles. Le variant Omicron, un facteur aggravant « Pour beaucoup de ces pays, les difficultés s’accumulent », ajoutent ces responsables, observant que l’arrivée de nouveaux variants du coronavirus responsable du Covid-19 risque de perturber encore davantage l’activité économique. « Le récent (variant) Omicron est un rappel brutal que la pandémie sera avec nous pendant un certain temps », écrivent-elles également. Les deux dirigeantes exhortent à une action multilatérale « pour lutter contre les inégalités en matière de vaccins à l’échelle mondiale et aussi pour soutenir le règlement rapide et ordonné de la dette ».
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