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Retraités : 6 conseils pour bien gérer votre budget

logo de Capital Capital 09/01/2019 Adeline Lorence

Faible revalorisation des pensions au 1er janvier 2019, hausse de la CSG pour certains ménages… depuis quelques temps, le budget des retraités est en berne. Face à cette situation, des solutions existent pour rendre les fins de mois un peu moins difficiles.

Retraités : 6 conseils pour bien gérer votre budget © Getty Images / Jan Tepass Retraités : 6 conseils pour bien gérer votre budget

Ces derniers mois, les retraités sont descendus dans la rue plusieurs fois pour demander une amélioration de leur pouvoir d’achat. Ils sont aussi nombreux à grossir les rangs des Gilets jaunes. La grogne monte suite aux mesures prises par le gouvernement et l’annonce d’une baisse de la CSG à la fin de l’année dernière ne semble pas l’avoir totalement atténuée. D’après l’association Crésus, qui mène des actions de prévention contre le surendettement, ce contexte s’explique par le nombre croissant des difficultés financières rencontrées par les 60 ans et plus, principalement des retraités. Pour illustrer ce propos, l’association a dressé le portrait robot d’une personne de 60 ans et plus en situation de fragilité financière en 2018, c’est-à-dire proche du surendettement. Les revenus moyens des personnes détectées comme fragiles s’élèvent à 2.069 euros, avec des charges (assurances, loyers, taxes…) de 1.003 euros, un montant de remboursement de crédit consommation ou immobilier de 939 euros et un reste à vivre de 127 euros. Il s’agit principalement de personnes mariées (39,04%) et 34% d’entre elles sont propriétaires. Voici les conseils de Maxime Pekkip, chargé de mission pour l’association Crésus, afin d’éviter à ces ménages fragiles de tomber dans le surendettement.

Refuser les nouveaux crédits

A la retraite, la perte de revenu est parfois conséquente. Se retrouver à continuer de payer les mensualités de son prêt immobilier dans ces conditions peut très vite devenir une difficulté. “La tentation peut être de souscrire un crédit à la consommation pour payer son crédit immobilier. C’est une grave erreur”, souligne Maxime Pekkip. En cas de dettes qui s’accumulent, il est possible de demander un délai de grâce auprès du tribunal d’instance permettant de geler ses dettes pendant deux ans. En dernier recours, vous pouvez déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France. S’il est estimé recevable, pendant un maximum de deux ans, vous arrêtez de rembourser vos crédits et de régler vos dettes. Un temps de pause qui peut vous permettre de voir comment mieux structurer votre budget.

Revoir ses contrats d’assurance

L’âge avançant, la tendance peut parfois être de se surprotéger en se couvrant plusieurs fois pour un même risque. Autre écueil : continuer à payer pour une couverture qui n’est pas nécessaire. Maxime Pekkip cite l’exemple de retraités qui, via leur assurance multirisque habitation, souscrivent également une assurance scolaire. “N’oubliez pas qu’un contrat d’assurance peut se modifier et il peut être intéressant de refaire une mise à jour tous les ans afin qu’il corresponde vraiment à vos besoins”. Un point à ne pas négliger car, d’après l’association, vous pouvez économiser plus d’une centaine d’euros par mois.

Bien réfléchir avant de reprendre une activité

Devenir auto-entrepreneur pour améliorer ses revenus à la retraite, est, selon Maxime Pekkip, une idée à manier avec précaution. D’abord parce qu’en tant qu’auto-entrepreneur, vous n’avez pas la possibilité de déposer de dossier de surendettement comme les particuliers. Vous êtes considéré comme un professionnel. Pour bénéficier de cette possibilité, il faut obligatoirement cesser son activité et ensuite compter en moyenne un délai d’un an. Une période qui peut se révéler très compliquée, lorsque que vous n’avez pas d’autres moyens pour faire face à vos dettes. Ensuite, travailler peut générer des frais supérieurs aux revenus perçus. “Par exemple si vous devez prendre votre voiture calculez le coût de son utilisation”, suggère Maxime Pekkip. Vérifiez aussi l’impact de vos nouvelles rémunérations sur votre impôt sur le revenu. Si vous êtes non-imposable, il serait dommage qu’en gagnant plus vous deveniez imposable.

Prendre le temps de faire l’intégralité de son budget

Se poser sur un coin de table et faire la liste des revenus et des charges fixes à régler chaque mois, est loin d’être inutile. Au contraire, cette étape est jugée comme indispensable et permet d’avoir une idée précise du reste à vivre. S’il peut être intéressant de calculer aussi les sommes dépensées chaque mois pour l’alimentation, les loisirs ou l’habillement, ce n’est pas, selon Maxime Pekkip, ce qu’il faut regarder en priorité. La liste la plus importante est celle des charges fixes, c’est-à-dire des dépenses prévisibles et dont le montant est connu à l’avance.

Eviter l’épargne forcée

A première vue, l’idée de mettre en place des prélèvements automatiques pour épargner semble bonne. Mais elle peut se transformer en piège qui se referme sur l’épargnant. Prenons l’exemple d’un retraité qui déposerait 100 euros au début de chaque mois sur une assurance vie. Problème, comme cette somme est mise de côté dès le début du mois, en cas de dépense imprévue, elle ne pourra pas être utilisée. Résultat, ce dernier se retrouvera peut être à découvert, devra payer des agios, alors qu’en parallèle il a thésaurisé. “Pour éviter cette situation, je conseille de faire des versements libres sur les supports d’épargne et plutôt en fin de mois, juste avant de percevoir ses nouvelles ressources. Ainsi, vous êtes sûr de ce qui vous reste vraiment”, indique Maxime Pekkip.

Faire le tour des aides

Vous pensez que vous n’avez pas accès à certaines aides financières comme le chèque énergie ou l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), mais en êtes vous bien sûr ? Pour en avoir le coeur net, le site mes-aides.gouv.fr, propose, via un questionnaire en ligne, de vous préciser les aides dont vous pouvez bénéficier. Pensez aussi à regarder si les personnes dont vous avez la charge (enfant et parent) ne sont pas également éligibles à certaines aides. Enfin, n’oubliez pas que si vous faites appel à des services d’aide à la personne, vous bénéficiez d’un crédit d’impôt.

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