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Calculs rénaux : les aliments à limiter

logo de Medisite Medisite 19/11/2020 Medisite
Calculs rénaux : les aliments à limiter © Istock Calculs rénaux : les aliments à limiter

Les calculs rénaux ou urinaires sont en grande partie liés à notre alimentation. Adapter ses repas est donc primordial pour les éviter. Les conseils du Dr Tostivint, du Pr Jungers et du Pr Traxer pour savoir quoi mettre au menu.

En France, on estime que 10% de la population adulte serait atteinte de colique néphrétique. Cette maladie, très douloureuse, survient lorsque des calculs rénaux obstruent les urètres. Cependant, il existe des moyens pour prévenir leur formation. Et l'alimentation en fait partie.

C'est là tout l'enjeu du livre "Calculs rénaux... Les aliments à éviter... ou pas", publié aux Éditions Alpen et rédigé par le Dr Tostivint, le Pr Jungers et le Pr Traxer.

Mais avant de parler repas et habitudes alimentaires, voyons ensemble d'où proviennent ces fameux calculs...

Pourquoi les calculs se forment-ils ?

Les calculs rénaux sont des cristaux qui se forment dans les reins et qui sont responsables de violentes douleurs. Ils se forment généralement en raison d'une concentration anormalement élevée d'acide urique dans l'urine (généré par un volume d’urines trop faible). Mais d'autres facteurs peuvent favoriser la formation de calculs. Il s'agit :

Des facteurs d'origine génétique. Dans les maladies lithiasiques héréditaires, l’excès considérable de l’excrétion urinaire du soluté lithogène suffit à provoquer la formation des calculs. Certaines maladies telles que l’hyperparathyroïdie primaire et les maladies inflammatoires de l’intestin entrainent la formation de calculs calciques. Elles sont responsables d’environ 5% des lithiases. Les malformations congénitales de l’appareil urinaire qui entrainent un ralentissement du flux des urines (stase) favorisent également la formation de calculs, surtout lorsqu’une anomalie métabolique est présente. Une maladie héréditaire (cystinurie, erreurs innées du métabolisme de l’oxalate ou des purines...) est dans 2% des cas la cause déterminante de la formation des calculs. Des apports alimentaires excessifs ou déséquilibrés. Une consommation abondante de protéines animales, de graisses saturées, de sel et de sucres d’absorption rapide contribue à augmenter l’excrétion urinaire de promoteurs que sont le calcium, l’oxalate et l’acide urique et à diminuer celle du citrate, inhibiteur majeur de la cristallisation calcique. Elle peut à elle seule entrainer la formation de calculs calciques ou uriques comme le montre l’arrêt des récidives après retour à une alimentation plus saine. Les conditions de vie. Les conditions de vie et le milieu de travail jouent un rôle important sans l'apparition de la lithiase calcique. L'exposition prolongée à la chaleur par exemple (cuisiniers, boulangers, etc) provoque une transpiration abondante, d'où des urines rares et très concentrées. Le surmenage professionnel entraîne également souvent des repas irréguliers, grignotage, fringales et consommation excessive de produits sucrés. Il en est de même en cas de stress psychologique qui modifie les habitudes alimentaires.

Où se localisent les calculs ?

Si, dans 90 % des cas, ces "cailloux" se forment dans les reins, ils peuvent migrer et se retrouver n’importe où dans le système urinaire : dans les uretères (les canaux qui vont des reins à la vessie), dans la vessie ou dans l’urètre (le canal qui part de la vessie et qui va permettre d’uriner). Le calcul sera évacué dans les urines soit spontanément, soit après un traitement adapté.

Certains types de lithiase, heureusement beaucoup plus rares, sont plus sévères et nécessitent des traitements spécifiques pour éviter l’altération de la fonction rénale.

Les différents types de lithiase

Les deux types de lithiase le plus communément observées sont :

la lithiase calcique, où le calcium est sous forme d’oxalate ou de phosphate, la lithiase urique. Elle est moins fréquente (5 à 10 % des cas). Les calculs sont faits d'acide urique et d'urates.

Les autres types de calculs sont beaucoup plus rares et correspondent presque tous à des maladies héréditaires.

Le rôle de l'alimentation

Les habitudes alimentaires sont le principal facteur de la survenue d’une lithiase calcique.

Comme l’acidité excessive des urines est le principal facteur de la formation des calculs uriques, l’alcalinisation est la base du traitement préventif.

Pour alcaniser votre corps rapidement, il faudra miser sur l’alimentation (de nombreux légumes verts, en particulier, sont reconnus pour leurs propriétés alcalinisantes) mais aussi sur les eaux minérales, riches en potassium, magnésium...

Comment éviter les calculs ?

Pour éviter les calculs, quelques règles diététiques de base sont à adopter :

Assurer un apport de calcium optimal (800-1000 mg/jour) Modérer la consommation de protéines (1 gramme/ kg de poids/ jour) Modérer la consommation de sel (7-9 grammes/jour) Éviter les aliments riches en oxalate Maintenir une diurèse d’au moins 2 litres par jour.

Ces mesures ont également un effet préventif très utile vis-à-vis de l’obésité, du diabète, de l’hypertension artérielle et de l’athérome.

À noter : pour identifier vos erreurs nutritionnelles éventuelles, l'aide d'un expert, notamment d'une diététicienne-nutritionniste, peut s'avérer nécessaire.


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Un apport optimal de calcium de 800-1000 mg/j : pourquoi ?

Parce que l’apport de calcium ne doit être ni trop faible, ni trop élevé.

Un apport inférieur à 600 mg/jour entraine une augmentation de l’oxalurie et une déminéralisation des os, tandis qu’un apport supérieur à 1200 mg/jour augmente la calciurie.

L’apport optimal recommandé correspond, du reste, à l’apport nutritionnel conseillé chez l’adulte.

Calculs rénaux : les aliments à bannir

© Medisite

Seules quelques catégories d’aliments demandent à être consommés en quantité définie, car ils libèrent des radicaux acides :

ceux apportant du calcium (produits laitiers) ; ceux contenant des protéines d'origine animale (viande, poissons, œufs, fromages de pâte). ceux contenant des sucres raffinés (pâtisseries, gâteaux, sucreries, bonbons), le sucre blanc et roux, les édulcorants (de type aspartame), le chocolat, les confitures riches en sucre. Les céréales raffinées (semoule, pain blanc, pâtes blanches, riz blanc…), les céréales du petit-déjeuner (de type flocons de céréales).

Concernant les aliments riches en calcium et en protéines, l’idéal est de répartir leur apport de manière à peu près égale entre les trois principaux repas.

Les aliments anti-calculs à privilégier

Tous les légumes verts (notamment les épinards), le soja ; Pommes de terre, choux-fleurs, courgettes, carottes, navets ; Patates douces, bananes plantain, manioc ; Haricots blancs et rouges, châtaignes ; Fruits frais (ex le raisin) et fruits secs non oléagineux (ex abricot sec) ; Noisettes, noix de coco, noix de Macadamia ; Épices et herbes aromatiques.

Des repas équilibrés tout au long de la journée

Calculs rénaux : les aliments à limiter © Istock Calculs rénaux : les aliments à limiter

Voici quelques idées de repas équilibrés, issus du livre "Calculs rénaux... Les aliments à éviter... ou pas".

Petit déjeuner :

- café ou thé

- un produit laitier (lait, yaourt)

- une part de céréales (pain, biscottes, céréales du petit déjeuner,…)

- beurre ou margarine, confiture ou miel

- un fruit : orange pressée, kiwi,…

Déjeuner :

- Une entrée végétale

- 100-150 grammes de viande, poulet, poisson, jambon ou 2 oeufs

- Une portion de légumes ou féculents

- Une portion de fromage (ou autre produit laitier) correspondant à 150 mg de calcium

- Un fruit, une compote, des fruits rafraichis ou une pomme cuite au four…

- Un morceau de pain, huile, beurre ou margarine

Dîner :

- Un potage ou un bouillon de légumes

- Une petite part de viande blanche ou de jambon

- Une portion de légumes

- Une portion de fromage de pâte ou autre produit laitier (pour 150 mg de calcium)

- Un dessert (fruit, compote, etc).

Que boire ?

© Istock

Chez tout lithiasique, la diurèse doit atteindre au moins 2 L/jour.

Le but est de provoquer un volume d'urine de plus de 2 litres par jour pour dissoudre naturellement les calculs rénaux. Il faut donc boire 2 litres de liquide, répartis tout au long de la journée, soit 8 grands verres d'eau.

Le critère d’une "bonne" dilution des urines nocturnes est que les urines du lever, recueillies à jeun, aient une densité inférieure à 1010 et une concentration de la créatinine inférieure à 10 mmol/L (Elles doivent donc être moins concentrées, donc claires).

Dans la lithiase calcique, l’objectif est d’amener la concentration du calcium dans les urines au-dessous de 3,8 mmol/L (150 mg/L).

Quelle eau pour quel patient ?

Dans la lithiase oxalo-calcique commune, un apport de 2 litres/jour d’une eau neutre contenant environ 100 mg/L de calcium est généralement préconisé, pour permettre un apport satisfaisant de produits laitiers.

D’autres types de lithiase (urique et cystinique) demandent à la fois hyperdiurèse et alcalinisation, à laquelle les eaux alcalines peuvent contribuer.

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