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Promenons-nous dans les bois !

logo de Cover Media Cover Media 21/07/2021
Promenons-nous dans les bois ! © Fournis par Cover Media Promenons-nous dans les bois !

Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Sustainability, vivre à proximité de zones boisées est bénéfique pour la santé mentale des enfants et des jeunes.

Les scientifiques ont découvert que les enfants qui passent du temps dans les zones boisées présentent un risque moindre de problèmes comportementaux et émotionnels, ainsi qu'un meilleur développement cognitif.

Des chercheurs de l'UCL et de l'Imperial College London ont analysé les données recueillies entre 2014 et 2018 auprès de 3 568 élèves de 31 écoles de Londres, âgés de 9 à 15 ans. On estime que cet âge est crucial pour le raisonnement, la réflexion et la compréhension du monde d'un individu.

Ils ont examiné le lien entre différents environnements naturels urbains et la santé mentale, le bien-être général et le développement cognitif des participants.

Les environnements ont été divisés en espaces verts – bois, prairies et parcs – et en espaces bleus – rivières, lacs et mer. Les espaces verts ont ensuite été subdivisés en bois et en prairies.

Des données satellites ont été utilisées pour calculer le degré d'exposition des enfants et des jeunes à ces espaces, ainsi que la distance qui les sépare de leur domicile et de leur école.

L'étude a montré qu'une exposition quotidienne plus importante aux zones boisées – à l'exclusion des prairies – était liée à une réduction de 16 % du risque de problèmes comportementaux et émotionnels deux ans plus tard, ainsi qu'à une amélioration des résultats en matière de développement cognitif.

L'exposition aux prairies a également eu un effet positif, notamment en améliorant les résultats en matière de développement cognitif, mais les avantages étaient moindres que pour les zones boisées.

Les experts n'ont pas trouvé de relation positive entre l'exposition aux espaces bleus et le développement cognitif, mais les responsables de l'étude ont souligné que l'accès à ces espaces était généralement faible pour les participants de cette enquête.

« Il est essentiel pour nous de comprendre pourquoi les environnements naturels sont si importants pour notre santé mentale tout au long de la vie. Les avantages proviennent-ils de l'exercice physique que nous faisons dans ces environnements, des interactions sociales que nous y avons souvent, de la faune et de la flore dont nous profitons dans ces environnements ou d'une combinaison de tous ces éléments ? », a expliqué la professeure Mireille Toledano, de l’Imperial College de Londres, co-autrice de l’étude.

À Londres, un écolier sur dix âgé de 5 à 16 ans souffrirait d'une maladie mentale clinique.

Les scientifiques espèrent que ces résultats pourraient contribuer à influencer les futures décisions de planification dans les zones urbaines.

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