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Quels thons peut-on manger sans les décimer ?

GEO 21/12/2020

Chassé depuis au moins sept millénaires, cet imposant prédateur (jusqu’à 700 kg) est aujourd’hui dans le rouge. On fait le point.

Responsable : la surpêche, notamment depuis que les DCP (dispositifs qui attirent un maximum de poissons dans un même lieu) et les sennes (immenses filets) ont quasi partout remplacé les techniques traditionnelles (madrague, ligne…). Un tiers des stocks (la partie exploitable de la population d’une espèce dans une zone donnée) de la planète sont surexploités.

Quatre des sept principales espèces de thons sont menacées

Et quatre des sept principales espèces de thons commercialisées sont considérées comme menacées par l’Union internationale pour la conservation de la nature : le thon rouge du Sud (Thunnus maccoyii), est classé «en danger critique d’extinction» ; le thon rouge du Nord (Thunnus thynnus), le seul à s’aventurer dans des eaux tempérées, et le thon rouge du Pacifique (Thunnus orientalis), le poisson le plus cher au monde, se portent à peine mieux ; quant au thon obèse (Thunnus obesus), reconnaissable à ses gros yeux et prisé des conserveries, il est jugé «vulnérable».

Paradoxalement, le sort des deux espèces de thonidés les plus massivement pêchées (58 % des captures) et les plus mises en boîte au monde, le listao (Katsuwonus pelamis), ou bonite à ventre rayé, et l’albacore (Thunnus albacares), surnommé «thon jaune» pour ses nageoires à reflets d’or, est moins préoccupant. Le plus petit des thonidés (60 kg max.), le fameux germon ou «thon blanc» (Thunnus alalunga), résiste aussi.

Un conseil : mieux vaut consommer du thon – surtout rouge – avec modération, et préférer celui «de ligne».

📸 En images : en immersion dans la fabrique des thons géants.

➤ "Japon, dans la fabrique des thons géants", un reportage de Jörn Auf dem Kampe (texte traduit de l'allemand par Volker Saux) et Christoph Gerigk (photos) paru dans le magazine GEO de novembre 2020 (n°501, Jordanie).

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