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Intel a créé un labo secret au Costa Rica pour tester des failles de sécurité

logo de 01 Net 01 Net 30/11/2021 Gilbert KALLENBORN

Sur ce site, le fabricant dispose de plus de 3 000 logiciels et pièces matérielles, ce qui permet aux ingénieurs d’assembler des machines dans un grand nombre de configurations, à des fins de tests.

Intel a créé un labo secret au Costa Rica pour tester des failles de sécurité © 01net.com Intel a créé un labo secret au Costa Rica pour tester des failles de sécurité

On ne sait pas où il se trouve précisément, ni qui travaille dedans. Mais il existe, et cela depuis mi-2019. Selon le Wall Street Journal, Intel a mis sur pied un laboratoire secret au Costa Rica pour tester des failles de sécurité sur d’anciens ordinateurs.

Ce site de 1300 m² disposerait ainsi de plus de 3000 logiciels et pièces matérielles qui datent, pour certains, de plus de dix ans. D’ici à fin 2022, l’objectif serait de doubler cette capacité, pour élargir le périmètre de test.

Les utilisateurs de ce laboratoire, en revanche, ne sont pas sur place. Les ingénieurs et les chercheurs en sécurité d’Intel peuvent demander l’assemblage d’un ordinateur selon la configuration de leur choix. Un technicien local se chargera alors de ce travail, puis rendra la machine accessible à distance au donneur d’ordre. Le laboratoire est ouvert 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. En moyenne, il y a 25 ingénieurs connectés en permanence.

Grâce à cette organisation, Intel peut réaliser des tests sur des configurations matérielles un peu anciennes, mais qui sont encore utilisées. Besoin de tester une faille sur un ordinateur avec processeur Sandy Bridge, lancé en 2011 ? Pas de problème, le laboratoire peut en fournir un. Pour les ingénieurs, c’est un confort incroyable et, surtout, ils n’ont plus besoin d’aller sur eBay pour éventuellement dégoter la machine nécessaire.

Le labo est particulièrement utile pour vérifier les failles soumises dans le cadre du programme bug bounty.

« Je peux faire une réplique exacte du système pointé par le chercheur soumettant. Même CPU, même version du système d’exploitation, microcode, BIOS. Tout cela augmente les chances de reproduire le problème, ce qui est souvent le meilleur point de départ », a expliqué Anders Fogh, ingénieur chez Intel, auprès du Wall Street Journal.  

Source : WSJ

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