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Comment entrainer son cerveau pour mieux apprendre ?

logo de Version Femina Version Femina 19/08/2020 Christine Vilnet et Laurence Delpoux.

Apprendre, c'est créer des connexions plus rapides entre les neurones au niveau des synapses… Mais encore ? De quoi dépend l'efficacité de ces connexions ? Trois façons d'optimiser l'apprentissage.

cerveau puzzle © istock cerveau puzzle

Jusque vers 11-12 ans, les neurones se multiplient et se connectent au gré des nouvelles expériences. La matière grise, qui contient les corps cellulaires des cellules nerveuses, s'accroît et le cortex s'épaissit. C'est une période extrêmement riche pour les capacités d'apprentissage. Avec l'élagage synaptique qui s'accélère jusqu'à l'âge adulte, la matière blanche, qui abrite les fibres nerveuses, elles-mêmes entourées d'une gaine de myéline (enveloppe graisseuse) protectrice, va augmenter, permettant des connexions plus rapides entre les zones cérébrales, notamment les lobes frontaux, alors que la matière grise se fera de plus en plus fine. Les gaines de myéline permettent en effet à l'influx nerveux de circuler plus vite et de mieux transmettre les informations entre les neurones. Résultat : les adolescents peuvent mémoriser très vite, car leur apprentissage repose sur la plasticité des circuits nerveux. Voici comment les stimuler.

1. S'entraîner et répéter

Les ados possèdent plus de synapses excitatrices (qui déclenchent un message nerveux et jouent un rôle dans la mémorisation à long terme) que de synapses inhibitrices (qui bloquent le message), créant un état propice à la connexion et le tracé de « chemins » entre deux neurones. Ces chemins, quand ils sont fréquemment empruntés, deviennent des voies express pour faciliter la résolution de problèmes et sont à l'origine de l'apprentissage et de la formation de nouveaux souvenirs. Voilà qui explique les vertus de la répétition. D'autant que la mémoire de travail stocke plus facilement un message entendu deux fois dans la même journée. Une bonne raison de relire sa leçon du jour le soir, plutôt que d'attendre la veille du prochain cours.

2. Faire une chose à la fois

Les neurones fonctionnent en réseaux. Concentrer son attention sur une chose déclenche un influx nerveux vers un réseau spécifique. Les autres signaux passent alors au second plan, ce qui permet un traitement optimal de la première info. Conclusion : le cerveau des ados est plutôt « monotâche ». Mieux vaut éviter de travailler en écoutant de la musique tout en pianotant sur Snapchat. L'attention reste la porte d'entrée de tous les apprentissages.

3. Favoriser le plaisir

La sérotonine, neurotransmetteur qui régule l'humeur, intervient dans le processus de mémorisation. Au travail, cela peut se traduire ainsi : entre des objectifs larges – je veux faire des mathématiques – et des plus précis – je vais faire deux exercices par jour –, des études montrent que le cerveau se mobilise en priorité sur les seconds… car ils vont être plus satisfaisants et libérer davantage d'hormones du plaisir.

Le cerveau, nouvelle star à l'école ?

C'est le grand débat de la pédagogie contemporaine : les neurosciences doivent-elles transformer l'école ? Nombre de pédagogues s'en méfient, tandis que l'idée est clairement soutenue par le ministère de l'Education nationale depuis la création, en 2018, d'un Conseil scientifique de l'éducation nationale (CSEN).

Neuromythes ou vérité ?

Les adolescents n'utilisent que 10 % de leur cerveau

FAUX. Aucune zone n'est inactive de façon permanente, bien que chacune ne soit pas mobilisée au même instant.

Apprendre par cœur est indispensable

VRAI et FAUX. C'est utile, mais pas essentiel pour tout. L'acquisition des connaissances nécessite la compréhension.

Il y a d'un côté les matheux, qui ont un « cerveau gauche », et, de l'autre, les créatifs, qui ont un « cerveau droit »

FAUX. Si certains ont des compétences logico-mathématiques ou artistiques plus élevées, cela ne s'explique pas par une prédominance hémisphérique. Ces compétences reposent sur des régions cérébrales qui ne sont pas spécifiquement associées à un hémisphère et les études arrivent à la conclusion qu'il n'est pas possible de classer ainsi les individus.

Rêver stimule le cerveau

VRAI. Autrement dit, ceux qui sont « dans la lune » seraient ceux qui réfléchissent le plus. Des chercheurs canadiens ont montré que le cortex préfrontal – où siège notamment le raisonnement – est plus actif quand la pensée vagabonde.

Il existe huit types d'intelligence (linguistique, musicale, etc.)

FAUX. La notion d'intelligence multiple est confondue avec le talent, et ces compétences ne sont pas indépendantes les unes par rapport aux autres.

On apprend en dormant

FAUX. Pour apprendre, il faut être éveillé, car des efforts conscients sont nécessaires. Si le sommeil ne permet pas d'apprendre, il joue cependant un rôle considérable dans le développement et le fonctionnement du cerveau.

>A découvrir également : Comment se forme le cerveau ?

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