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Les cas de thromboses sont bien liés au vaccin AstraZeneca

logo de Gentside Gentside 08/04/2021 Elodie Descamps
Une dose du vaccin Astrazeneca. © Fournis par Gentside Une dose du vaccin Astrazeneca.

"Dans certains cas, très rares, l'injection du vaccin d’AstraZeneca contre le Covid-19 peut provoquer des caillots sanguins atypiques, associés à un niveau bas de plaquettes sanguines, susceptibles d’engager le pronostic vital." C'est ce qu'a confirmé Emer Cook, directrice exécutive de l'Agence européenne des médicaments (EMA), ce mercredi 7 avril.

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Pas de critères de risques définis

Cependant « ses bénéfices restent largement supérieurs aux risques qu’il fait encourir », selon la directrice. Traduction : si on attrape le Covid-19, on a quand même plus de risque de mourir du vaccin que d'un caillot sanguin à la suite de l'injection d'une dose d'AstraZeneca. En revanche, cela n'est peut-être pas le cas de tout le monde.

En effet, les femmes de moins de 60 ans semblent particulièrement touchées par les effets secondaires dangereux. Or pour elles, les scientifiques ne peuvent pas confirmer que le rapport bénéfice-risque soit si favorable. Pas plus qu'ils ne sont en mesure de définir les critères de risques comme l’âge, le genre, ou le passé médical des personnes ayant subi des événements thromboemboliques. Pas de recommandations aux pays sur l'utilisation des vaccins donc. Mais quelles conséquences alors ?

Quid de la stratégie vaccinale ?

Si au sein de l'Union européenne, le mot d'ordre c'est "l'approche coordonnée", dans les faits chaque pays y va de sa stratégie. En France, le vaccin AstraZeneca est réservé aux plus de 55 ans; En Allemagne, il va aux plus de 60 ans alors qu'il va aux plus de 65 ans en Suède et en Finlande. Du côté de la Norvège et du Danemark, il reste suspendu. Et au Royaume-Uni, le comité scientifique a recommandé de l'administrer seulement aux plus de 30 ans. Un méli-mélo qui n'inspire pas vraiment confiance.

Si les populations, notamment en France, étaient déjà méfiantes quant à l'absence de recul sur le vaccin. Les volte-faces, stratégies dispersées et la hausse (même si elle reste minime) des cas d'hospitalisations, ne risquent rien d'arranger. Quid de la stratégie vaccinale en France, qui a pour beaucoup misé sur le vaccin ?

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