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Opioïdes, morphine, j'ignorais que le manque pouvait détruire, anéantir et peser autant sur la maladie - BLOG

Le Huffington Post 25/11/2021 Diane Wattrelos
Je me rappelle d’une nuit où je n’avais pas pu dormir tellement l’effet du manque était présent. © Fournis par Le Huffington Post Je me rappelle d’une nuit où je n’avais pas pu dormir tellement l’effet du manque était présent.

SANTÉ - Les drogues légales et le syndrome de manque, un sujet tabou dont on ne parle pas assez et pourtant qui concerne tellement de personnes.

J’ai été et je suis encore sous médicaments très forts type morphinique et opioïde. Ces petites pilules qui sont arrivées dans ma vie il y a bientôt 10 ans et que l’on m’a présentées comme “la solution” pour m’aider à tenir le coup.

Je me rappelle d’une nuit où je n’avais pas pu dormir tellement l’effet du manque était présent. © Diane Wattrelos Je me rappelle d’une nuit où je n’avais pas pu dormir tellement l’effet du manque était présent.

Et puis j’ai compris peu à peu le prix à payer derrière. Il fallait augmenter le dosage encore et toujours.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés. Pour savoir comment proposer votre témoignage, suivez ce guide!

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J’ai commencé à ressentir les effets de manque finalement assez rapidement. Je crois que j’ai mis beaucoup de temps à en parler, même à mon propre mari.

J’avais l’impression d’être une droguée qui avait besoin de sa dose. Oui j’avais honte, honte de moi-même.Diane Wattrelos

Le prix à payer

Je me rappelle d’une nuit où je n’avais pas pu dormir tellement l’effet du manque était présent. J’étais en sueur, je n’arrivais pas à tenir en place tellement j’avais mal dans tout le corps, j’avais envie de vomir et j’avais l’impression que mes jambes ne tenaient pas en place.

Je me suis levée et j’ai cherché un comprimé de tramadol (opioïde) pour me soulager. J’ai dû retourner tout l’appartement et j’ai compris à quel point la situation n’était pas normale.

J’avais l’impression d’être une droguée qui avait besoin de sa dose. Oui j’avais honte, honte de moi-même.

Et pourtant je n’avais pas demandé à être dans cet état, je voulais simplement être soulagée.

Le manque, un tabou à briser

Cette histoire est finalement l’histoire de tellement de malades mais qui n’osent pas en parler alors je vous raconte la mienne espérant sensibiliser aux drogues légales.

N’attendez pas avant de vous faire aider, parlez-en à un addictologue qui vous donnera la meilleure conduite à tenir.

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Ce billet est également publié sur le compte Instagram de Diane Wattrelos. Il est reproduit sur Le HuffPost avec son accord.

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À voir également sur Le HuffPost: L’addiction expliquée en moins de deux minutes

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