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Ostéosarcome : Tout savoir sur ce cancer des os

logo de Gentside Gentside 05/10/2020 Marie Rimbaud
Ostéosarcome : Tout savoir sur ce cancer des os © Fournis par Gentside Ostéosarcome : Tout savoir sur ce cancer des os

L’ostéosarcome est un cancer du tissu osseux, c’est-à-dire qu’il prend naissance dans l’os. S’il peut se développer sur l’ensemble des différentes parties du squelette (bassin, épaules, vertèbres, mâchoire), il se manifeste le plus souvent au niveau des extrémités et des articulations, notamment sur le fémur, le tibia ou autour du genou. La survenue de ces tumeurs malignes concerne principalement les 10-25 ans (dans 70 % des cas) et toucherait 100 à 150 nouveaux patients par an en France.

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Ce cancer est également connu pour être particulièrement agressif, car l’ostéosarcome présente un risque de métastases (cancers secondaires) élevé : les cellules de la tumeur primitive migrent vers d’autres tissus de l’organisme, le plus souvent vers les poumons ou sur d’autres os, augmentant par la même occasion le risque de récidive. Au moment du diagnostic, ces métastases sont constatés chez 10 à 20 % des patients.

Quels sont les symptômes de l’ostéosarcome ?

Les douleurs osseuses constituent les premiers signes évocateurs de l’ostéosarcome. Elles peuvent être permanentes ou transitoires, localisées ou diffuses, d’intensité variable — jusqu’à provoquer le réveil de l'enfant au milieu de la nuit, par exemple. Certaines manifestations peuvent également orienter vers cette piste :

  • Des difficultés à bouger une articulation, provoquant une gêne pour marcher ;
  • Une tuméfaction locale, c’est-à-dire l’apparition d’une masse ou d’un gonflement au niveau des tissus affectés ;
  • Des fracture osseuses, qui surviennent spontanément ou après de légers traumatismes.

Quels en sont les causes et facteurs ?


Vidéo: Tout savoir sur le myélogramme, l’examen de la moelle osseuse (Gentside)

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Comme pour de nombreuses autres maladies cancéreuses, l’origine de l’ostéosarcome n’est pas encore bien connue. Selon les recherches, certains facteurs génétiques pourraient en augmenter le risque. Ceci explique pourquoi les personnes ayant des antécédents familiaux ou de multiples cancers (cancer du sein, leucémie, tumeurs cérébrales, dans les os ou les tissus mous, etc.) sont davantage touchés. Ainsi, ce cancer osseux serait favorisé par :

  • Le syndrome de Li-Fraumeni ;
  • Le syndrome de Rothmund-Thomson ;
  • Le syndrome de Bloom ;
  • Le syndrome de Werner ;
  • L'anémie de Blackfan-Diamond ;
  • Le rétinoblastome bilatéral héréditaire ;
  • La maladie de Paget.

Comment l’ostéosarcome est-il diagnostiqué ?

Certains signes cliniques ainsi que prédispositions orientent les professionnels de santé vers le diagnostic d'un ostéosarcome. De plus amples examens permettent néanmoins de confirmer celui-ci, d’identifier son étendue et de vérifier la présence potentielle de métastases :

Au moindre doute, il est fortement recommandé de faire appel à un avis médical. Plus le diagnostic est posé précocement, plus les chances de succès des traitements seront élevées.

Comment se traite-il ?

Lorsque que l'ostéosarcome reste localisé et peut être totalement retiré grâce à une opération chirurgicale, les chance de guérison à long terme sont estimées entre 65 à 70 %. Un pronostic qui descend à environ 30 % si des métastases sont constatés au moment du diagnostic. Un patient sur trois connaîtra une récidive, le plus souvent sous forme de nodules dans les poumons. Dans tous les cas, plusieurs étapes seront nécessaires au traitement du cancer :

  • Une chimiothérapie : avant la chirurgie, elle permet de réduire et limiter la croissance et le développement des tumeurs. Après l’intervention, elle élimine les cellules cancéreuses restantes et permet de limiter le risque de récidive ;
  • Une chirurgie : après la chimiothérapie initiale, elle est généralement réalisée pour retirer les cellules cancéreuses ;
  • Une radiothérapie : dans le cas où la tumeur ne pourrait être retirée par intervention chirurgicale ou si celle-ci n’a pas permis de l’enlever entièrement, elle peut être préconisée pour tuer et ralentir la croissance des cellules cancéreuses ;
  • Les traitements ciblés (inhibiteurs de kinases, anticorps monoclonaux) ou encore l'immunothérapie : s’ils sont toujours à l’étude, ils pourraient à l’avenir venir compléter ou devenir une alternative aux solutions précédemment citées.
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