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Remaniement : la folle campagne de l'ex-champion Pascal Gentil

logo de leJDD leJDD 01/07/2020 Sarah Paillou
Rencontres politiques et sportives, tribune, interview… L'ancien champion de taekwondo Pascal Gentil s'active dans l'espoir de prendre la place de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu.  © Sipa

Rencontres politiques et sportives, tribune, interview… L'ancien champion de taekwondo Pascal Gentil s'active dans l'espoir de prendre la place de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu. 

Il n'a pris qu'un billet aller. Revenu de Chine, où vivent son épouse et ses enfants et où il travaille comme consultant dans la sécurité privée, le champion de taekwondo Pascal Gentil est arrivé à Paris pour un rendez-vous professionnel. Et puis "des conseillers politiques, des influenceurs de la macronie m'ont dit : 'Tu coches les cases, tu as une carte à jouer'", raconte-t-il. Alors, assume Gentil, "dans l'attente du remaniement" que prépare Emmanuel Macron, il reste en France, espérant prendre la place de Roxana Maracineanu au ministère des Sports. Tout en veillant à ne jamais le dire clairement : "Je ne cours après aucun poste", assure le sportif. 

Difficile de le croire. Car le médaillé de bronze olympique 2000 et 2004 s'active : une tribune dans nos colonnes, une interview à L'Équipe qui a tout d'une offre de services, de multiples rencontres sportives et politiques… "J'ai entendu son nom circuler, confirme une conseillère ministérielle. C'est qu'il doit faire ce qu'il faut." 

Rencontres avec Guerini et Sarkozy

Celui qui se décrit comme macroniste "depuis le début" dit avoir échangé avec tous les présidents de fédérations, des parlementaires de différents bords, des élus locaux. "Je suis quelqu'un de rassembleur", soutient-il. Le martiniquais a discuté par téléphone avec le numéro un de La République en marche (LREM), Stanislas Guerini. Vendredi 26 juin, il a vu l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, dont il était un des soutiens en 2007 et l'un des invités de la soirée du Fouquet's. Un participant de cette rencontre raconte : l'ex-président "lui a donné des conseils, l'a encouragé, lui a dit qu'il en parlerait à Emmanuel Macron". Dans l’entourage de Sarkozy, on confirme la rencontre mais pas la teneur des échanges.

Gentil a aussi échangé avec les députés LREM Pierre-Alain Raphan (LREM), rédacteur d'une proposition de loi sur la gouvernance des fédérations, et Eric Diard (Les Républicains), auteur d'un rapport sur la radicalisation dans le sport. Gentil "écoute, prend des notes, il se prépare… témoigne Diard. Il a son QG au Bourbon [café proche de l'Assemblée nationale], il y était encore mardi soir à minuit!" Renaud Muselier, président de la Région Sud et ami du taekwondoïste, loue ses qualités : "Il a l'expérience de la gestion des ligues, des fédérations, des ressources humaines… Il est fin et a une élégance qui n'est pas inutile dans le monde politique." 

Il veut un "plan Marshall" pour le sport français

Gentil répète être "à disposition", "prêt à servir [son] pays comme [il a] combattu pour la France sur les tatamis" ou encore "en ordre de bataille pour aller au combat". Et avance déjà ses idées, bien qu'encore peu détaillées : un "plan Marshall" pour le sport français, une "réforme de la gouvernance des fédérations", des "mécanismes nouveaux pour trouver des financements pour les clubs"... 

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Je suis prêt à servir mon pays

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Sans oublier de critiquer l'actuelle ministre, tout en assurant qu'ils sont amis - l'ancienne nageuse et lui étaient ensemble aux Jeux olympiques de Sydney en 2000. Ainsi a-t-il été "heurté" par la phrase de Maracineanu annonçant que "le sport ne sera[it] pas prioritaire" dans le processus de déconfinement. Il juge aussi que les clubs "ne sont pas écoutés". 

Si, à l'Elysée, on dit n'avoir entendu parler de lui que via la presse, le sportif hausse les épaules : "Si ça se trouve, mon nom, qui était peut-être sur la liste depuis 3-4 mois, finira par disparaître!" Quoiqu'il arrive, glisse Diard, Gentil "aura tout fait pour être nommé".

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Plus d'info : Le Journal du Dimanche.fr

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