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Procès d'Ahed Tamimi: les adolescents palestiniens dans le viseur d'Israël

logo de RFI RFI 02/01/2018 RFI
La Palestinienne Ahed Tamimi devant un tribunal militaire à la prison d'Offer en Cisjordanie, le 1e rjanvier 2018. © Ahmad GHARABLI / AFP La Palestinienne Ahed Tamimi devant un tribunal militaire à la prison d'Offer en Cisjordanie, le 1e rjanvier 2018.

Ahed Tamimi a été inculpée de douze chefs d’accusation lundi 1er janvier par le parquet militaire israélien.

Avec notre correspondante à Ramallah,Marine Vlahovic

Selon un décompte de l’ONG Défense internationale des enfants, le nombre de mineurs incarcérés à la prison militaire israélienne d’Ofer en Cisjordanie a doublé le mois dernier. Ils seraient ainsi 77 à être passés par les geôles israéliennes ou à y être encore emprisonnés. Cela n’inclut pas les adolescents palestiniens arrêtés à Jérusalem-Est par les forces de sécurité israélienne.

Les mineurs sont les premières victimes de la répression moins en raison de leur nombre que de leur statut particulier. Car ils sont soumis au système judiciaire militaire « d’exception » et « inique », selon les associations de défense des droits de l’Homme.

Si les enfants de 12 et 13 ans ne peuvent pas être condamnés de plus de six mois de prison, les adolescents de 14 ans et plus sont eux traités comme des adultes et encourent de lourdes peines. Ils peuvent par exemple être condamnés à plusieurs années d’emprisonnement pour avoir jeté des pierres sur des soldats. Ces adolescents arrêtés sont devenus, malgré eux, des icônes de la cause palestinienne.

Pour Ayed Abu Eqtaish chargé de programme pour Défense internationale des enfants, ces enfants sont les premières victimes de la répression israélienne. « Les enfants sont interrogés sans la présence de leur famille ou de leur avocat, et tous les enfants qui sont arrêtés et poursuivis sont exposés à différents mauvais traitements ou même à des tortures », détaille-t-il.

« Shirley Temper »

Au premier rang d'entre eux, Ahed Tamimi, une figure déjà médiatique. Depuis son arrestation, la vidéo où l’on voit l’adolescente gifler un soldat israélien est devenue virale. Les Israéliens dénoncent justement une guerre des images et l’ont affublé du surnom de « Shirley Temper », en référence à Shirley Temple l’enfant-star américaine, tout en accusant ses parents de manipuler cette jeune fille de 16 ans au caractère bien trempé.

Autre image : celle où l’on voit Fawzi Abu Judaini, les yeux bandés, la tête tournée vers le ciel et les mains menottées, entouré par plus d’une vingtaine de soldats israéliens. L’adolescent lui aussi âgé de 16 ans lui aussi, a été arrêté pour avoir jeté des pierres. Certains voient déjà dans cette photographie frappante le nouveau symbole de la résistance palestinienne.

D'autres cas sont moins médiatisés. Selon l’ONU, au moins 345 cas de mineurs blessés ont été recensés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza entre le 5 et le 18 décembre dernier. Le tiers de ces enfants blessés dans la bande de Gaza ont été touchés par des tirs à balles réelles, toujours selon l’organisation des Nations-Unies.

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