Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Braquage à l'italienne

logo de Sports.fr Sports.fr 07/03/2018 François Tesson

Surpassée pendant une heure par une équipe de Tottenham conquérante, la Juventus a renversé la vapeur en trois minutes pour s'imposer à Wembley (1-2) et se frayer un chemin vers les quarts de finale de la Ligue des champions.

Y'a-t-il quelque chose d'inéluctable, un ADN de la victoire, qui se transmet de générations en générations au sein des grands clubs ? On ne peut s'empêcher d'y penser en voyant la Juventus, au lendemain de la victoire d'un Real Madrid capable de tant de maîtrise pendant que le PSG perdait tous ses moyens au pire moment, aller chercher sa qualification à Wembley (1-2) après avoir été longtemps dominée, voire étouffée, par une équipe de Tottenham décomplexée.

Buffon Chiellin Barzagli Juventus © Reuters Buffon Chiellin Barzagli Juventus

Après le nul (2-2) du match aller, où les Spurs, menés 2-0 après 9 minutes de jeu, avaient frôlé le pire, la formation de Mauricio Pochettino, virtuellement qualifiée au coup d'envoi, aurait pu se contenter de gérer. A l'inverse, les Londoniens se sont jetés à l'abordage avec des jambes, des idées, de l'envie (tout ce que n'avait pas le PSG mardi soir, soit dit en passant), emmenés par un attelage de joueurs aux talents complémentaires (Dembélé, Eriksen, Son, Alli, Kane). S'il l'on excepte ce penalty flagrant oublié en faveur de la Juventus pour une faute sur Douglas Costa (17e), la première heure de jeu a été totalement à sens unique avec des opportunités à la pelle pour Son, notamment (3e, 20e, 38e), Eriksen (20e), Alli (33) ou surtout Kane, qui a manqué le cadre après avoir effacé Buffon (15e). Et c'est en toute logique que Son a concrétisé la domination de son équipe en reprenant un centre de Trippier, à la conclusion d'un beau mouvement collectif (1-0, 39e).

Le coaching salvateur d'Allegri

La Vieille Dame était moribonde. Mais Massimiliano Allegri l'a régénérée en lançant des forces vives (Lichsteiner et Asamoah), et en basculant dans un 4-4-2 "zidanesque" à l'heure de jeu. La suite ? Après une volée hors cadre de Dybala (62e), Higuain, invisible jusque là, a surgi sur un centre de Lichtseiner dévié de la tête par Khedira pour égaliser, sur le tout premier tir cadré de son équipe (1-1, 64e). Tottenham a à peine eu le temps de digérer, et Mauricio Pochettino de réagir, qu'Higuain a lancé Dybala seul vers le but, oublié par une défense mal alignée, pour que l'Argentin aille crucifier Lloris une seconde fois en moins de trois minutes (1-2, 67e).

Un hold-up, un vrai. Celui dont on a l'impression de connaître la fin, avec cette sensation de déjà-vu à voir les vieux grognards Buffon et Chiellini exulter après chaque action repoussée, eux qui mettent tant d'ardeur à défendre leur but. La Juve, alors, a eu sa part de chance, comme sur ce centre où Chiellini est passé proche du CSC, ou sur cette tête de Kane, en position de hors-jeu non signalée, repoussée par le poteau avant de rouler sur la ligne de but, jusqu'au dégagement salvateur de Barzagli. Tottenham, qui rêvait d'un deuxième quart de finale en C1, après 2010-2011 (l'époque Gareth Bale), a été supérieur à la Juventus pendant les trois-quarts de cette double confrontation, de la 10e minute du match aller à la 60e minute du match retour. A ce niveau-là, face à un tel adversaire, ça ne suffit pas toujours. C'est cruel, mais c'est la loi du football souvent rappelée par les géants d'Europe.

Publicité
Publicité

Plus d'infos : Sports.fr

Publicité
Publicité
Publicité
image beaconimage beaconimage beacon