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Euro 2022: que vaut l’équipe de Belgique, adversaire des Bleues jeudi?

logo de RMC Sport RMC Sport 13/07/2022
L'équipe de Belgique féminine © Icon L'équipe de Belgique féminine

Chez les hommes, c’est devenu un duel au sommet ces dernières années. Mais dans le monde du football féminin, ça reste une affiche déséquilibrée. Pour son deuxième match de l’Euro 2022, l’équipe de France a rendez-vous avec la Belgique, ce jeudi, au New York Stadium de Roterham (du nom d’un quartier de la ville), en Angleterre. Dans le Yorkshire du Sud, les joueuses de Corinne Diacre vont tenter de confirmer leur entame tonitruante face à l’Italie (5-1). En tête du groupe D, elles s’avancent comme les grandes favorites de cette opposition. A condition de prendre au sérieux la 19e nation mondiale, en constante progression.

Malgré leur manque d’expérience au très haut niveau, les Belges n’ont pas traversé la Manche pour faire de la figuration en ce début d’été. Elles l’ont rappelé lors de leur première sortie en décrochant un nul face à l’Islande, dimanche à Manchester (1-1). Un match lors duquel elles ont eu la possession (55%), même si leurs adversaires ont été plus dangereuses (23 tirs à 11). Après avoir concédé l’ouverture du score, les Red Flames (un surnom que les joueuses se sont données en 2013) ont égalisé grâce à un penalty transformé par Justine Vanhaevermaet, leur n°10.

Une équipe en nette amélioration

De quoi les mettre en confiance pour le deuxième grand tournoi de leur histoire, après l’Euro 2017. Il y a cinq ans, les Belges n’avaient pas franchi les poules aux Pays-Bas, échouant derrière le pays-hôte et le Danemark. Mais elles avaient tout de même battu la Norvège (2-0). A l’heure d’affronter les Bleues, elles peuvent s’appuyer sur une bonne série de résultats, avec 10 victoires, quatre nuls et seulement trois défaites lors de leurs 17 dernières rencontres. Premières de leur groupe de qualification pour cet Euro (devant la Suisse), elles ont remporté la Pinatar Cup (un tournoi amical) en début d’année en Espagne, au terme d’une victoire en finale contre la Russie (0-0, 7 tab à 6).

Leur sélectionneur Ives Serneels, un ancien défenseur belge de 49 ans, connaît parfaitement son groupe puisqu’il est en poste depuis onze ans. Lors de la décennie écoulée, il a vu son équipe s’améliorer de manière significative. Plusieurs éléments évoluent désormais à l’étranger, en Italie, en Angleterre ou aux Pays-Bas. Dans le même temps, la Fédération belge a débloqué des moyens afin de booster le foot féminin dans le plat pays, où le nombre de licenciées est en forte hausse. Résultat: la Belgique affiche désormais certaines ambitions, à commencer par celle d’atteindre les quarts de finale de l’Euro 2022. Le nul contre l’Islande valide cette perspective, à condition de marquer des points face à la France ou l’Italie. Ce serait un petit exploit, surtout contre les Bleues.

"C’est une opportunité pour nous"

"Personne ne s’attend à ce que nous y parvenions, c’est clair, reconnaît la gardienne Nicky Evrard (qui a stoppé un penalty contre l’Islande), dans des propos rapportés par La Dernière Heure. C’est excitant. Mais soyons réalistes, la France est favorite, avec de très bonnes attaquantes. On devra être fortes!" Devant les coéquipières de Marie-Antoinette Katoto, les "Flammes Rouges", organisées en 4-2-3-1, s’attendent à beaucoup défendre.

Jody Vangheluwe, l’arrière droite, devrait se retrouver face à Delphine Cascarino, qui évolue à l’OL aux côtés de Janice Cayman, la recordwoman de sélections avec la Belgique (127). "Je vais parler avec Janice, qui connaît les joueuses du championnat français, glisse Vangheluwe. Un tel match, c’est une opportunité pour nous. On doit se présenter bien organisées et croire en nous."

Tessa Wullaert, le danger n°1

Dans leur quête d’exploit, les Belges peuvent compter sur leur capitaine Tessa Wullaert. L’attaquante de 29 ans vient de remporter avec Anderlecht le championnat national, lors duquel elle a été élue meilleure joueuse. Passée par de grosses écuries comme Wolfsburg ou Manchester City, elle est aussi la meilleure buteuse de l’histoire de la sélection (65).

Pour l’anecdote, elle a confié au site de l’UEFA avoir appelé son chien "Jean-Marie", en hommage à Jean-Marie Pfaff, l’ancien gardien belge passé par le Bayern Munich. "Il a des boucles blondes comme mon chien, qui est un Goldendoodle", a-t-elle précisé avec le sourire. Au-delà de cette référence originale, Wullaert sera à surveiller de près au New York Stadium. Tout comme les jeunes talents autour d’elle, à l’image de Sarah Wijnants, une autre attaquant d’Anderlecht (22 ans).

"On nous prend plus au sérieux"

"Les autres pays mesurent nos progrès. On nous prend plus au sérieux, résume Tine De Caigny, la joueuse d’Hoffenheim. Forcément, les gens nous connaissent mieux et les attentes sont supérieures. Au classement Fifa, nos adversaires sont toutes au-dessus de nous et on reste donc un outsider, mais on y croit. Le groupe a été rajeuni. Collectivement, nous sommes plus fortes". Reste à le confirmer lors de choc face à la France.

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