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Lille – Lens : retrouvailles au sommet

logo de Sport24 Sport24 il y a 4 jours Lucas Michel

Le 3 mai 2015, Lille enfonçait un Racing Club de Lens déjà condamné à l’ascenseur dans son antre de Pierre Mauroy (3-1). De retour dans l’élite, les Sang et Or étaient contraints de repartir en Ligue 2 après une saison à l’allure de long chemin de croix loin de ses bases (Bollaert en travaux en vue de l’Euro 2016, Lens avait dû se délocaliser à Amiens). Cinq ans et demi plus tard, le Racing retrouve de nouveau la Ligue 1 et son meilleur ennemi, mais avec de toutes autres intentions. Emballante et surtout séduisante, la bande à Gaël Kakuta est quatrième de Ligue 1, un point derrière Lille, à tel point que cette rencontre au sommet revêt un double enjeu : territorial mais aussi hexagonal.

La première place du classement en ligne de mire

Programmé dès la 7ejournée, ce derby du Nord avait de quoi faire saliver les amateurs de derbys en tous genres. Avec comme enjeu, et pas des moindres, la tête de Ligue 1, ce retour du derby du Nord a tout de la grosse affiche du dimanche soir. «Tout le monde a envie de jouer ce genre de match. (…) Pour nous, il y a déjà l’enjeu sportif contre un adversaire juste derrière nous au classement. Et puis il y a tout ce qu’il faut rajouter dans un derby», prévenait Christophe Galtier en conférence de presse ce vendredi. L’entraîneur lillois, conscient des forces de son adversaire, a appuyé sur un classement mérité pour les Sang et Or et leur facteur X : «Le classement du RC Lens parle de lui-même. C’est une équipe généreuse, qui avance sur l’adversaire. (…) Ils ont aussi un joueur comme Gaël Kakuta qui réalise un très bon début de saison. C’est une équipe qui n’est pas là par hasard, il faudra s’en méfier.» Véritable maître à jouer du club en ce début de saison, Kakuta (4 buts), enfin de retour dans son club formateur, va prendre part à son tout premier derby du Nord et comptera parmi les joueurs à suivre ce dimanche.

Lille dans la peau du favori

Méfiants, les Lillois abordent ce rendez-vous avec une humilité qui ne doit pas trahir leurs ambitions, à savoir retrouver la Ligue des champions en fin de saison. A l’heure d’aborder un premier grand rendez-vous à Pierre-Mauroy, où le LOSC est invaincu cette saison (un nul contre Rennes en ouverture puis deux victoires contre Metz puis Nantes), les partenaires d’un José Fonte encore incertain (dans l’attente d’un test négatif au Covid-19 après avoir été positif avec le Portugal) souhaiteront également faire perdurer leur invincibilité face au rival local à domicile, où ils n’ont plus perdu depuis 2003 (0-2, buts de Rigobert Song et Tony Vairelles).

La présence ou non du capitaine portugais sera un facteur important alors que la solidité du club n’est plus à prouver (ils n’ont jamais été menés au score cette saison). Une solidité et un effectif plus importants qu’un RC Lens au budget trois fois inférieur, comme a tenu Franck Haise, le coach artois, à le rappeler en conférence de presse vendredi : «Ce n’est pas une surprise que Lille soit si haut dans le classement. Ils ont un effectif construit pour l’Europe et ont de l’avance sur nous.»

En tout état de cause, au regard des forces en présence, Lille apparaît supérieur à un Lens particulièrement décimé par les absences du co-meilleur buteur du club Ignatius Ganago (4 buts), du défenseur argentin Facundo Medina ou encore du milieu ivoirien Seko Fofana, recrue phare du mercato. Mais loin d’un duel de David contre Goliath, ce derby entre deux équipes joueuses devrait être bien plus équilibrée qu'elle ne le fut en 2015.

Un derby à huis clos… mais déjà chaud

En raison de la mise en place du couvre-feu à Lille, la rencontre a été automatiquement soumise à la règle du huis-clos. Une confidentialité dont les deux camps se seraient bien passés à l’occasion d’un rendez-vous attendu par toute une région. «Un derby, ce sont des ambiances. Et là, il n’y en aura pas. Automatiquement, ça change énormément de choses, s’est attristé Christophe Galtier vendredi. Nos supporters existent à travers ces matchs-là, c’est là qu’ils sont mis en lumière, qu’il y a les plus grandes animations.»

Alors, à défaut de garnir le stade Pierre-Mauroy, les supporters des deux camps ont lancé le derby à leur manière. A une semaine du choc, ce sont des Lensois qui ont lancé les hostilités en s’introduisant au centre d’entraînement lillois pour y hisser un drapeau sang et or injurieux envers le rival, comme l’a rapporté La Voix du Norddimanche dernier. Toujours au domaine de Luchin, les supporters des Dogues se sont massés dans les gradins du centre d’entraînement pour encourager leurs protégés à l’occasion de la dernière séance à la veille de la rencontre, y chantant et craquant des fumigènes. «Evidemment, sans le public, la saveur ne sera pas la même… Mais il y aura bien le derby», prévient Franck Haise. Et c’est bien là l’essentiel pour les deux équipes et toute une région qui s’apprête à se passionner de nouveau pour un duel qui rendra ce dimanche le verdict de sa 111e itération.

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