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OL-Monaco: le match qui avait lancé l'ASM de Kovac en 2020

logo de RMC Sport RMC Sport 16/10/2021 Clément Brossard
Lyon Monaco © Icon Lyon Monaco

Au moment d’aborder ses souvenirs d’un soir d’octobre 2020, sur la pelouse du Groupama Stadium, Ruben Aguilar décroche un sourire en coin. "Ce n’est pas un bon souvenir, je ne vous le cache pas", avoue l’international français. Titularisé à gauche d’une défense à quatre avant d’être replacé à droite à la pause, il avait, comme ses partenaires, connu une première période cauchemardesque.  

Le rendez-vous manqué de Niko Kovac

Lyon accueillait Monaco pour la 8e journée, ce sera la 10e ce samedi. Un point sépare aujourd’hui les deux clubs au moment de s’affronter, c’était déjà le cas la saison passée après un début d’exercice mitigé. Le nouveau Monaco ère Kovac est encore en phase de construction, les automatismes pas encore trouvés. Après sept matchs, le club de la Principauté ne compte que trois victoires, vient d’être battu à Brest (1-0) et n'a pas réussi à faire tomber un Montpellier à dix presque toute la rencontre au stade Louis II (1-1).

Pour ce premier choc de la saison, Niko Kovac décide de jouer offensif, attaquer fort au risque de se découvrir. Une erreur. Dès la 11e minute, alors que l’ASM s’est procurée les deux plus belles opportunités, l’OL part en contre et Depay ouvre le score au milieu d’une surface de réparation abandonnée. Abandonné, Benjamin Lecomte l'est à la 33e, trompé par Karl Toko Ekambi puis est livré à lui-même sur un penalty transformé par Houssem Aouar (41e) avant une mésentente entre Florentino Luis et Benoît Badiashile offrant sur un plateau un doublé à Karl Toko Ekambi. A la pause, Monaco, complètement dépassé, est mené 4-0 et ce malgré une large mais stérile possession (73%).  

Dans le vestiaire du Groupama Stadium, Niko Kovac gronde: "Ce que je viens de voir n’est pas croyable", balance l’entraineur monégasque à ses joueurs. Aux paroles, il ajoute les actes et opère de nombreux changements. Fabregas, Matsima et Caio Henrique remplacent Florentino Luis, Jovetic et Sidibé. La ligne arrière est renforcée, l'équipe plus équilibrée et Monaco réagit d’entrée via un penalty transformé par Wissam Ben Yedder. Le score se bloquera à 4-1. En conférence de presse d'après-match, l’heure est aux aveux.

"Nous avons vraiment pris de mauvaises décisions en première période et moi le premier. Je m’inclus là-dedans car je n’ai pas choisi le bon système, la bonne tactique, les bons joueurs." Un an plus tard, Ruben Aguilar ajoute: "Ça nous a permis d’apprendre certaines choses, à nous, au staff, au coach. Ils ont essayé des choses et ça n’a pas marché. On s’appuie dessus pour changer, il faut apprendre de ces erreurs." Capitaine, Wissam Ben Yedder était lui resté positif quelques jours après la rencontre. "Par moment c’est frustrant voire trop. C’a été difficile en première mi-temps mais on a fait beaucoup de bonnes choses. On le paie cash sur nos erreurs, il va falloir les rectifier. A moi, en tant que capitaine, de les motiver et de croire en eux."

L’embellie après la tempête  

Et Monaco se met à croire en lui, en son groupe, en ses qualités, en son entraîneur et ses choix modifiés. "Nous souhaitons continuer comme on le fait jusqu’à présent mais il faudra adapter certains détails. Lorsque l’adversaire a le ballon proche de sa surface il faut attaquer mais quand l’équipe est un peu plus haute il faut réfléchir davantage et ne pas se jeter. On doit travailler là-dessus", avance Niko Kovac à l’approche des matchs suivants. Plus prudent défensivement, plus patient dans ses phases offensives, l’ASM gagne en maturité et enchaine une belle série.

Un succès incontestable à la maison face à Bordeaux (4-0) ne concédant pas la moindre frappe cadrée, un derby remporté sur la pelouse de Nice (2-1), une victoire de prestige face au PSG à Louis II après avoir été mené 2-0 (3-2) puis une correction face à Nîmes (3-0) avant de chuter face à des concurrents directs (Lille, Marseille), d'offrir un non-match comme il en arrive dans une saison contre Lens à l'approche de Noël, puis de reprendre sa marche en avant. Au fur et à mesure, Niko Kovac passe d’une défense à quatre à une défense à trois centraux et un schéma de jeu très mobile encourageant un des latéraux à resserrer dans l’axe en phase défensive et à se projeter quand l’équipe tient le ballon. Surtout, l’équipe se rôde et les joueurs nouent une complicité, Tchouaméni-Fofana au milieu, Ben Yedder-Volland devant : les clés de la réussite monégasque sur la suite de la saison.  

Une rivalité naissante  

Monaco et Lyon se retrouveront à deux reprises, un retour victorieux pour l’ASM sur la pelouse lyonnaise en Coupe de France (2-0) et une défaite en Principauté en fin de championnat, alors que les deux clubs se disputaient la troisième place (2-3). Deux rencontres accrochées, électriques conclues par une empoignade désolante à Louis II le soir de la 35e journée. Lyon est devenu, la saison dernière, le rival numéro un de l’AS Monaco.

Ce samedi, Kovac aura face à lui un autre interlocuteur que Rudi Garcia en la personne de Peter Bosz. "Beaucoup de choses ont changé depuis l’an dernier. Lyon a un nouvel entraîneur que je connais bien", avance le coach monégasque avant de dresser les louanges de son homologue qu’il a suivi à l’Ajax Amsterdam et connu en Bundesliga puis d’enchaîner: "Il veut presser vraiment haut pour pousser son adversaire à faire des erreurs donc je m’attends à un match difficile. J’espère que le match de la saison dernière a montré à mes joueurs ce qu’il était nécessaire de faire pour battre Lyon."

A l’issue de la dernière confrontation à Louis II, De Sciglio-Marcelo côté lyonnais et Geubbels-Pellegri côté monégasque avaient été exclus par Clément Turpin en toute fin de rencontre. Si trois de ces quatre joueurs ne jouent plus en Ligue 1 (Geubbels a été prêté à Nantes), la page n’est pas pour autant tournée.

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