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OM-Milan truqué ? Quand un Marseillais balance

logo de Sports.fr Sports.fr 26/05/2023 François Kulawik
Lors de la finale de la Ligue des champions remportée contre l'AC MIlan. © Fournis par Sports.fr Lors de la finale de la Ligue des champions remportée contre l'AC MIlan.

C’est jour de fête à Marseille. Ce 26 m’ai marque en effet le 30e anniversaire de la victoire de l’OM face au Milan AC en finale de la Ligue des champions (1-0). Un succès qui a offert la première Coupe d’Europe au football français. Et trente après, il s’agit toujours de la seule victoire d’une formation hexagonale dans la plus prestigieuse des Coupes d’Europe.

Pour certains, le triomphe des hommes de Raymond Goethals grâce à un but de Basile Boli n’en est pas moins sujet à caution. Et pas seulement en raison de l’affaire VA-OM qui avait éclaté quelques jours plus tôt et qui constitue aux yeux de ses contempteurs le meilleur symbole des pratiques phocéennes du temps de Bernard Tapie. Jean-Pierre Papin, qui avait été quelques années auparavant l’icône du Vélodrome, a lui aussi fait part de ses doutes à l’été 1995, alors qu’il évoluait au Bayern Munich.

Interrogé par des journalistes italiens, JPP se lâche alors qu’il évoque son avenir, à un an de la fin de son contrat en Bavière. « J'aimerais bien terminer ma carrière à Marseille avec ma famille », lance-t-il. De quoi provoquer l’étonnement de l’un de ses interlocuteurs. « Avec tout ce qui s'est passé là-bas, tu te rappelles ce que tu nous disais à Milan, et tu as vu ce qui s'est passé », rétorque-t-il comme le rapporte Libération. L’attaquant tricolore ne se démonte pas. « Tu as vu, tout ce que je te disais, c'était vrai. Et ce n'est que 10% de ce qui est réellement arrivé à l'OM qui a été révélé publiquement. Bien sûr, Tapie ne dira jamais rien, pas plus que Bernès. Il n'ira pas jusqu'à parler de la finale de Munich, on lui trancherait la gorge. Les Marseillais sont trop orgueilleux. Ils ont gagné contre le grand Milan, s'ils devaient en plus apprendre que ce match était truqué... », réplique-t-il.

Les mots sont forts. Un autre journaliste lui demande s’il considère qu’un joueur milanais ait pu être acheté comme ce fut le cas dans le championnat de France. « Pas un, mais deux joueurs. On ne peut pas arranger un match avec un seul joueur, car, à dix, on peut toujours jouer. Avec deux joueurs en moins, la partie devient plus difficile », assure-t-il, sans vouloir néanmoins lâcher le nom des joueurs incriminés.

Les propos font évidemment l’effet d’une bombe et font la une des médias transalpins. De quoi l’obliger à démentir en pleine nuit auprès de l’agence de presse italienne, considérant avoir été manipulé. « J'ai parlé en toute amitié et cela me retombe dessus, affirme-t-il le lendemain. J'ai juste confirmé l'existence de rumeurs circulant à Marseille après les dernières déclarations de Jean-Pierre Bernès. J'ai ajouté qu'on disait qu'il avait parlé de la finale, ça s'arrête là. »

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