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Football féminin. Angleterre, Japon, Macédoine… Ce fan enchaîne les matches partout dans le monde

logo de Ouest-France Ouest-France 12/04/2021 Chloé REBAUDO.
Sylvain Jamet et Pauline Peyraud-Magnin, ancienne joueuse d’Arsenal. © Sylvain Jamet Sylvain Jamet et Pauline Peyraud-Magnin, ancienne joueuse d’Arsenal.

​Cela fait désormais quinze ans que Sylvain Jamet, installé à Londres (Angleterre), suit le football féminin. Des connaissances et une passion qui l’ont fait voyager et accéder aux tribunes de presse à travers le monde entier. Ouest-France et Prolongation sont allés à sa rencontre.

Sylvain Jamet est la preuve que le travail et la passion finissent par payer. À 46 ans, cet agent de fret aérien, établi à Londres , suit le football féminin depuis quinze ans. Un temps qui lui a permis de se faire un nom dans le milieu et d’être accrédité pour la Coupe du monde féminine 2019, qui s’est jouée en France.

À Londres depuis 2001

Un chemin pas forcément tout tracé pour celui qui a en partie vécu à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) avant que ses parents ne déménagent à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Après une fac de sciences, c’est lors de sa dernière année d’école de commerce, en 1998-1999, qu’il part en Erasmus à Cambridge.

Là, les essais pour intégrer l’équipe masculine de l’école « ne se passent pas bien ». Malgré tout, il donne quelques cours particuliers à une fille. C’est comme cela qu’il s’intéresse pour la première fois au foot féminin.

Le voilà de retour en France à la fin de l’année scolaire… Avant qu’il ne retraverse la Manche en février 2001. « Et je ne suis plus reparti. » Installé à l’ouest de Londres, c’est naturellement vers l’équipe de Chelsea qu’il aurait dû se tourner. Mais il se trouve que les féminines d’Arsenal jouent à Elstree-Borehamwood, une ville du nord de la capitale jumelée avec… Fontenay-aux-Roses !

Sylvain Jamet pour Tottenham-Arsenal le 27 mars 2021. © Sylvain Jamet Sylvain Jamet pour Tottenham-Arsenal le 27 mars 2021.

Scooting pour l’OL et l’équipe de France

« En 2007, l’Olympique lyonnais allait jouer Arsenal en quarts de la Coupe de l’UEFA. On me met alors en contact avec l’entraîneur de l’OL, Farid Benstiti. Il n’y avait pas de vidéo à l’époque, donc le coach voulait que je lui fasse un rapport sur son futur adversaire. »

Benstiti se déplace ensuite à Londres pour un Arsenal – Watford. « Le match a été arrêté à la mi-temps parce que le vestiaire d’Arsenal venait d’être cambriolé. » Autre époque.

Deux ans plus tard, l’équipe de France féminine, avec Bruno Bini à sa tête, allait jouer l’Islande. Cette même Islande qui jouerait l’Angleterre en amical. Là, Sylvain Jamet est de nouveau chargé d’écrire un rapport sur l’Islande pour le staff français.

Ses compétences, ce passionné les a acquises en suivant énormément d’équipes. Notamment les plus jeunes, en Angleterre, avant de s’intéresser au championnat français de D1 Féminine. « En une heure tu es en France, donc ça le fait », balaye celui qui avait déjà vu évoluer Viviane Asseyi (Bayern Munich) et Nikita Parris (OL) dès 2009.

Il parvient ensuite à se faire accréditer par l’UEFA et la Fifa pour le site Footofeminin ainsi que Daily Cannon. C’est d’ailleurs avec le webmaster de ce dernier site que l’idée d’écrire un e-book sur ses « mémoires » du football féminin est née. Pour ne pas oublier.

Et pour cause, il voit en moyenne entre 50 et 70 matches par saison. « Il y a vraiment que lorsque c’est un match exceptionnel ou qu’il y a des buts incroyables que tu t’en souviens. Sur une saison, je dois voir 40 rencontres moyennes, 10 qui sont nullissimes… »

Londres-Tokyo en une journée

Alors pourquoi ne pas les regarder depuis son salon ? « On ne visualise pas bien à la télé, que ce soit la manière dont le bloc équipe se déplace ou encore le jeu sans ballon. » Au stade, c’est donc sur la ligne médiane, sur la tribune du haut, qu’il se place. Quant aux parcages, « ce n’est qu’en tribune Loire, au Stade de la Beaujoire (FC Nantes), et nulle part ailleurs ».

Macédoine, Slovaquie et même Japon, tels sont les pays où il s’est offert une escale. De (très) courte durée pour ce dernier pays ! « Il me restait un jour de vacances, j’ai regardé où les filles jouaient, donc j’ai pris un billet pour Tokyo. À la douane, ils ne comprenaient pas pourquoi je n’avais pas réservé d’hôtel… »

Euro 2022 à la maison

Des billets qui lui ont permis de se retrouver lors d’un vol au milieu de deux Gunners lors de la saison 2006-2007, saison du quadruplé. Toute l’équipe a signé son maillot. « C’est le seul que j’ai encadré », souffle-t-il.

En 2015, c’est au Canada, un pays qu’il n’avait jamais visité, qu’il couvre son premier Mondial. « J’étais content de parler français pendant mes vacances d’ailleurs. »

Mais pour sa prochaine grande compétition, l’anglais sera de rigueur puisque c’est outre-Manche que se jouera l’Euro 2022. Un événement qu’il suivra avec une accréditation mais aussi en tant que fan, au stade. Il espère d’ailleurs que celui de Brentford, près de chez lui, accueillera des matches.

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