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Paris-Roubaix : Quand les Français pensent annuler, les Belges ne se posent même pas la question pour le Tour des Flandres

logo de 20 Minutes 20 Minutes 22/03/2021 Francois Launay

Alors que la question du maintien de Paris-Roubaix se pose à cause du Covid, les Belges continuent d'organiser leurs courses cyclistes sans problème

Le départ du Tour des Flandres en 2018 © DAVID STOCKMAN / BELGA / AFP Le départ du Tour des Flandres en 2018 CYCLISME - Alors que la question du maintien de Paris-Roubaix se pose à cause du Covid, les Belges continuent d'organiser leurs courses cyclistes sans problème

Si Paris-Roubaix pourrait bien être annulé pour la deuxième année de suite, de l’autre côté de la frontière, la question ne se pose pas. Prévu le 4 avril, le Tour des Flandres, programmé une semaine avant l’enfer du Nord, aura bien lieu à 40 kilomètres de Roubaix. En Belgique, la situation sanitaire n’est pas forcément meilleure qu’en France. Pourtant, la plus grande course cycliste du pays aura lieu. Une question de culture sportive mais aussi d’organisation comme l’explique Tomas Van den Spiegel, l’organisateur du Tour des Flandres.

« Je suis surpris d’entendre que Paris-Roubaix pourrait être annulé. Un sport comme le cyclisme peut s’organiser d’une manière très sûre en prenant plein de mesures et en collaborant au niveau des autorités et des organisateurs. Mais aussi en communiquant très fortement envers le public », estime-t-il. Et le Flamand sait de quoi il parle. Quand Paris-Roubaix a été reporté puis annulé au dernier moment l’an passé, le Tour des Flandres a simplement été reporté d’avril à octobre alors que la deuxième vague de l’épidémie commençait. Et tout s’est très bien passé en prenant des mesures fortes.

Aucun cluster en Belgique sur les courses cyclistes

« Les départs et arrivées se font sans public. Les spectateurs n’ont pas le droit non plus de venir sur les secteurs importants du parcours. On communique très fort en amont en disant que ça n’a aucun sens de venir voir la course. On oblige tout le monde à porter un masque le long du parcours. Et ça fonctionne très bien. En temps normal, le Tour des Flandres attire un million de personnes sur le parcours. L’an passé, personne n’est venu car tour le monde a joué le jeu », se réjouit Tomas Van den Spiegel.

Chez les coureurs, équipes et suiveurs, un protocole sanitaire strict est mis en place et fonctionne bien comme le prouve l’absence de cluster depuis que les courses ont repris en Belgique. Alors pourquoi la France ne s’inspire-t-elle pas de son voisin pour sauver Paris-Roubaix d’une deuxième annulation d’affilée ?

« Il faut une collaboration et une confiance forte entre les organisateurs et les autorités. Si cette confiance est là, un tel événement peut se dérouler sans aucun problème. Il faut regarder ça d’une manière très objective : tout se passe en plein air et il y a des mesures qui permettent de contrôler les risques. Je suis convaincu qu’ASO [organisateur de Paris-Roubaix] peut le faire », poursuit le patron du Tour des Flandres qui aimerait que la grande course voisine se tienne cette année. Il est loin d’être le seul dans le monde du cyclisme.

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