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"Bordel" évoqué par Emmanuel Macron : les phrases-chocs du président divisent

Mépris des ouvriers pour les uns, franc-parler bienvenu pour les autres. La sortie du président sur les salariés de GM&S fait réagir toute la classe politique "Voir à chaque fois ce mépris affiché devient proprement insupportable (…) On a un président qui visiblement n’aime que les riches", estime Olivier Faure, député PS de Seine-Saint-Denis. Pour Alexis Corbière, député LFI du même département, "Il pourrait avoir le verbe un peu fleuri aussi contre ce qu’on appelle l’oligarchie, ceux qui saccagent la planète (…) quand il s’agit de salariés inquiets il y a toujours un mot blessant qui part". Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, défend quant à lui ces propos : "J’assume qu’un président de la République puisse nommer les choses et utiliser les mots que nous utilisons tous au quotidien." Un style transgressif Les formules-chocs, Emmanuel Macron les multiplie, quand il était ministre et même après son élection, ayant déjà évoqué par le passé "les fainéants", ou différenciant "les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien". Ce style transgressif, ajouté à certains choix politiques, comporte un risque : se couper des classes populaires. Dans les sondages, en revanche, l’électorat de droite s’accommode, voire approuve, le vocabulaire abrupt du président.
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