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Élections au Burkina Faso: à Ougadougou, la course pour les derniers préparatifs

logo de RFIRFI il y a 3 jours Paulina Zidi
À la mairie du 4e arrondissement de Ouagadougou, les urnes pour le scrutin du 22 novembre attendent d'être acheminées dans les centres de vote, Burkina Faso, le 21 novembre 2020. © Paulina Zidi/RFI À la mairie du 4e arrondissement de Ouagadougou, les urnes pour le scrutin du 22 novembre attendent d'être acheminées dans les centres de vote, Burkina Faso, le 21 novembre 2020.

Ce dimanche, les Burkinabè sont appelés aux urnes pour élire à la fois leur nouveau président et leurs nouveaux députés. Et alors qu’il reste que quelques heures avant l’ouverture des bureaux de vote, Ouagadougou, la capitale, vit au rythme des derniers préparatifs.

Avec notre envoyée spéciale à Ouagadougou,

À la mairie du 4e arrondissement de Ouagadougou, c’est l’effervescence en cette fin d’après-midi ce samedi. Il y a du monde partout, dans les allées, sur les pelouses, regroupé en petits groupes. La raison de toute cette agitation : le matériel électoral. En effet, comme dans la plupart des mairies de la capitale et du pays, les équipes chargées de tenir les centres de vote ce dimanche récupèrent les bulletins, les urnes et tout ce dont elles ont besoin pour assurer le bon déroulement du double scrutin.

Dieudonné attend depuis le début de l’après-midi. « Il nous manque encore les isoloirs », nous explique le président du plus grand bureau de vote de l’arrondissement. À ses pieds, exactement 617 bulletins bien emballés pour la présidentielle et autant pour les législatives. Des bulletins qu’il faudra ensuite dépouiller après la fermeture dimanche soir. « Autant dire que la journée de demain va être longue », soupire-t-il.

Celle de ce samedi prend le même chemin. Alors que la nuit se couche déjà sur Ouagadougou, Yacouba, un autre responsable de bureau, est un peu désabusé. Il est là depuis 8 heures du matin et son matériel arrive au compte-gouttes. Sur sa feuille de vérification, il reste encore plein de cases qui ne sont pas cochées. C’est la première fois qu’il s’essaye à l’exercice de président de bureau de vote et il tient à faire ça sérieusement, quitte à devoir encore y passer une grande partie de la nuit.

Une escorte sécuritaire

Et une fois le matériel bien vérifié, le travail ne s’arrête pas là pour autant. Il faut ensuite tout acheminer dans le centre électoral. C’est d’ailleurs ce que s’apprête à faire Mushira. Sa liste désormais complète, la jeune femme attend avec ses collègues son escorte armée.

Chaque équipe de responsables doit en effet être accompagnée de plusieurs forces de sécurité. Assise sur une moto, une jeune femme en treillis militaire fait partie de ces militaires mobilisés pour la sécurisation du scrutin. Il lui tarde de prendre son poste. Sa mission sera de veiller toute la nuit sur le précieux matériel électoral et surtout sur les urnes encore vides.

Une fois que tout sera bien installé, les responsables du vote iront, eux, prendre quelques heures de sommeil histoire de recharger leur batterie. Rendez-vous pris à six heures, heure locale, ce dimanche, afin d’accueillir les tous premiers électeurs matinaux.

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