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Centrafrique: des membres de groupes armés mécontents de ne pouvoir être payés

logo de RFIRFI 21/11/2020 RFI
Au PK5, à Bangui, en 2019 (image d'illustration). © Photo: Florent Vergnes/AFP Au PK5, à Bangui, en 2019 (image d'illustration).

A Bangui, ce vendredi 20 novembre, des membres des groupes armés, les membres du Comité consultatif et de suivi (CCS) du programme Désarmement, démobilisation, réintégration, rapatriement (DDRR), ont manifesté leur mécontentement au ministère du DDRR. Ils ont bloqué les autorités quelques heures à leurs bureaux pour réclamer leurs indemnités impayées. 

Avec notre correspondante à Bangui, Charlotte Cosset

Des palmes sont accrochées à l’entrée du ministère, les bureaux sont fermés. Jean-Rock Soubi, du FDPC et membre du Comité consultatif et de suivi du DDRR : « Si vous nous voyez dans ce ministère c’est juste pour réclamer nos indemnités qui ont totalisé huit mois. Ce qui nous a poussé à barricader, à fermer le grand portail que vous voyez, avec les ministres. Beaucoup de mécontentement, c’est pourquoi nous sommes obligés de manifester pour que vraiment notre droit soit respecté. »

Célestin Gamare des RJ Bellanga : « On a demandé plusieurs fois, le gouvernement n’a pas payé, et c’est pourquoi on a décidé de sortir pour bloquer les membres du gouvernement. Aujourd’hui sur huit mois ils nous ont payé deux mois ». Abakar Larry Mahalba, vice-président du CCS, assure que la situation est en train de se normaliser :« Nous avons une tension de trésorerie et le gouvernement a fait le nécessaire. C’est un retard, c’est une question d’organisation et ce qui a été réglé et donc on va essayer d’activer les choses parce que le DDRR est dans sa phase irreversible. le gouvernement a déjà fait le nécessaire et c’est ce que nous allons activer. Je crois qu’il y a un message d’apaisement qui est là et le reste sera fait dans le cadre de la République. »

Il y a une dizaine de jours, ce sont les éléments issus du DDRR intégrés dans les unités spéciales mixtes de sécurités qui faisaient grève à Paoua et à Bouarpour pour accéder au paiement de leurs arriérés. 

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