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Mali: la nouvelle loi électorale permet-elle à Assimi Goïta de se présenter à la présidentielle?

logo de RFI RFI il y a 4 jours David Baché
Le président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, lors d'une cérémonie à Kati, le 20 janvier 2022. © Florent Vergnes / AFP Le président de la transition malienne, le Colonel Assimi Goïta, lors d'une cérémonie à Kati, le 20 janvier 2022.

Alors qu’au Mali, le débat sur la nouvelle loi électorale s’est surtout concentré sur les divergences entre le Conseil national de la transition et le gouvernement, le texte, y compris dans sa version amendée par les membres du CNT, pourrait permettre au Colonel Assimi Goïta de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Une disposition potentiellement explosive jusqu’ici passé inaperçue.

C’est la Mission d’observation des élections au Mali (Modele Mali), composée d’experts de la société civile, une quarantaine d’organisations, qui l’a noté dans son dernier rapport : la nouvelle loi électorale, si elle est promulguée, permettra aux militaires membres des actuelles autorités de transition de se présenter à la prochaine élection présidentielle. Cela à condition de démissionner quatre mois auparavant.

Si la Charte de transition interdit au Président de se présenter, la version révisée de cette charte datant de février dernier prévoit aussi qu’en cas de vacance de la présidence de la transition - « pour quelque cause que ce soit » - c’est le président du CNT qui le remplacerait.

Les experts de la Mission d’observation électorale estiment donc que le cumul de ces deux textes - la nouvelle loi électorale et la charte révisée - rend possible la candidature du Colonel Assimi Goïta à la prochaine présidentielle : il lui suffirait pour cela de démissionner à la fois de la Présidence et de l’armée, quatre mois avant la date du scrutin.  

Une disposition potentiellement explosive, jusqu’ici passée inaperçue. Le vote de la loi électorale avec 92 amendements ayant porté la polémique sur les divergences entre le CNT et le gouvernement, éclipsant en partie les débats de fond.

La nouvelle loi électorale, adoptée par le CNT, attend toujours d’être promulguée par le président de transition, le Colonel Assimi Goïta.

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