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Présidentielle en Côte d'Ivoire : l'ancien président Gbagbo et l'ex-rebelle Soro non inscrits

logo de France 24France 24 22/08/2020 FRANCE 24
L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devant la CPI, le 15 janvier 2019. © Peter Dejong, AFP (archives) L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo devant la CPI, le 15 janvier 2019.

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ancien chef rebelle Guillaume Soro ont vu leurs recours contestant leur radiation des listes électorales rejetés par la Commission électorales indépendante (CEI).

Les recours déposés par l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et l'ancien chef rebelle Guillaume Soro pour contester leur radiation des listes électorales ont été rejetés par la Commission électorales indépendante (CEI).

"Les décisions ont été affichées depuis le 18, la CEI n'a pas donné droit à leurs requêtes", a affirmé à l'AFP Inza Kigbafori. Le responsable de la communication de la CEI a ainsi évoqué les cas de Laurent Gbagbo et Guillaume Soro mais aussi ceux de l'ex-chef des Jeunes patriotes, Charles Blé Goudé, et de l'opposant Akossi Bendjo, qui avaient dénoncé leur absence de la liste électorale de la présidentielle du 31 octobre.

"Ils ont trois jours pour saisir la justice qui a cinq jours pour statuer sur leurs requêtes", a-t-il poursuivi, soulignant que près de 400 personnes avaient été radiées des listes. 

"Toute personne condamnée pour un délit ou un crime à une privation de ses droits civiques était rayée des listes lors de la révision", avait expliqué Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, le président de la Commission électorale indépendante (CEI) lors de la présentation de la révision de liste électorale début août.  

Des proches des quatre hommes, qui vivent à l'étranger, avaient saisi la CEI en constatant leur absence des listes électorales affichées dans les bureaux de vote. "Notre requête a été rejetée pour 'requête mal fondé'. Nous allons aller devant la justice. C'est la seule chose qui nous reste à faire. Le droit de vote est un droit important", a affirmé à l'AFP Kaweli Ouattara, un proche de Guillaume Soro et maire de Ferkessédougou, le fief de l'ancien chef rebelle.

Quatre condamnations

Les quatre hommes ont tous été condamnés par la justice ivoirienne. Acquitté en première instance par la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo vit à Bruxelles dans l'attente d'un éventuel appel mais il a été condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour le "braquage" de la Banque centrale des Etats d'Afrique de l'Ouest pendant la crise post-électorale de 2010-2011.

L'ex-première dame de Côte d'Ivoire, Simone Gbagbo, a demandé le 11 août au président ivoirien Alassane Ouattara "d'amnistier" son époux Laurent. "Les arguments utilisés pour justifier le retrait du nom de Laurent Gbagbo de la liste électorale sont des arguments juridiques très discutables. D'ailleurs, le procès qui a conduit à cette condamnation est lui-même politique et injustifiable", avait indiqué Simone Gbagbo.

Ancien Premier ministre, Guillaume Soro, qui s'est déclaré candidat à la présidentielle, a lui été condamné par la justice ivoirienne à 20 ans de prison pour "recel de détournement de deniers publics" et fait l'objet d'un procédure pour "tentative d'insurrection". 

Charles Blé Goudé a été condamné en décembre 2019 à 20 ans de prison pour des crimes commis pendant la crise en Côte d'Ivoire. Noël Akossi Bendjo, ancien maire du Plateau (quartier des affaires d'Abidjan), un proche de l'ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, a été condamné par contumace à vingt ans de prison pour "détournement de fonds public".

Avec AFP

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