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Soudan: protocole d'accord historique avec General Electric

logo de RFIRFI il y a 5 jours RFI
La ministre des finances par intérim du Soudan, Heba Mohammed Ali, avec Mai Abdelhalim, de General Electric, le 15 octobre 2020. © REUTERS/Mohamed Nureldin Abdallah La ministre des finances par intérim du Soudan, Heba Mohammed Ali, avec Mai Abdelhalim, de General Electric, le 15 octobre 2020.

Le Soudan a signé jeudi un protocole d’accord « historique » avec General Electric, le groupe américain de production d’électricité. Cet accord survient après des dizaines d’années de sanctions américaines, le Soudan figurant depuis 1993 sur la liste noire des pays qui soutiennent le terrorisme pour les États-Unis. Entre 1992 et 1996, le dictateur soudanais Omar-el-Béchir, avait en effet accueilli le chef du groupe jihadiste al-Qaïda Oussama Ben Laden.

« Nous n'avons pas assisté à une interaction entre une entreprise aussi importante et le Soudan depuis près de trente ans ». C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle Suna.

Le protocole d’accord avec General Electric devrait fournir 470 mégawatts d'électricité supplémentaires afin de couvrir la consommation d’environ 600 000 foyers. Pour cela, trois centrales devront être réhabilitées. 

Actuellement, 67 % des 42 millions d'habitants du Soudan vivent sans électricité. Et ceux qui y ont accès ont souvent des coupures d’électricité qui peuvent durer jusqu'à six heures. 

Un pas important pour l'économie du Soudan 

Cet accord devrait donc contribuer « à répondre aux besoins énergétiques et sanitaires à travers le Soudan » s’est félicitée Mai Abdelhalim, directrice générale pour l'Afrique du nord-est de General Electric.

Ce projet entre Khartoum et General Electric est un premier pas important pour l’économie sinistrée du Soudan dont l’inflation a atteint 212 % en septembre sur un an, un record.

Pour tenter de lever les sanctions américaines et encourager les investissements, le gouvernement de transition au pouvoir, depuis la chute d’Omar el-Béchir en avril  2019, a accepté de payer les indemnités réclamées par les Américains aux victimes d’attentats dans plusieurs pays d’Afrique, attentats imputés au Soudan. 

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