Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Zimbabwe: multiples arrestations après des rassemblements de l'opposition

logo de RFIRFI il y a 3 jours RFI
Le centre de Harare était ce vendredi bouclé par les forces de l'ordre afin d'empêcher les grands rassemblements. © REUTERS/Philimon Bulawayo Le centre de Harare était ce vendredi bouclé par les forces de l'ordre afin d'empêcher les grands rassemblements.

Ce vendredi devait se tenir au Zimbabwe le grand défilé de l’opposition contre la corruption à la tête de l’État. Mais le centre-ville de la capitale Harare est bouclé, tout comme celui de la seconde ville du pays, Bulawayo. De petits rassemblements ont eu lieu dans les banlieues des deux villes, menant à de multiples arrestations.

Finis les grands rassemblements habituels au cœur de la capitale Harare ; son centre est bouclé par les forces de l’ordre depuis jeudi soir. Les manifestants ont donc défilé ce vendredi en ordre dispersé dans les différents townships de la ville, arborant pour la plupart des tee-shirt et des pancartes #ZanuPFMustGo. Traduction : le parti au pouvoir, la Zanu PF, doit partir.

La chasse aux sorcières menée par le président Emmerson Mnangagwa s’est encore intensifiée aujourd’hui. Depuis plusieurs jours déjà, des syndicalistes et journalistes se sont retrouvés derrière les barreaux. Des dizaines d’opposants ont eux préféré s’enfuir parce qu'ils étaient recherchés par la police.

Aujourd’hui, c’est la porte-parole du parti d’opposition du MDC Fadzayi Mahere qui s’est fait arrêter alors qu'elle tenait une pancarte réclamant justice pour les journalistes incarcérés et demandant des enquêtes pour mettre fin aux scandales de corruption. L’écrivaine à succès Tsitsi Dangarembga, lauréate du prix du Commonwealth, a été interpellée pour les mêmes raisons. Elle se trouvait encore ce vendredi soir dans un commissariat de la ville. 

Alors les voix s’élèvent à Harare pour ne pas relâcher la pression. Certains opposants demandent la poursuite des manifestations tout au long du weekend. « Aujourd’hui marque une nouvelle ère au Zimbabwe. Une période où les Zimbabwéens osent dire que maintenant trop c’est trop », estime l’un des organisateurs du mouvement, Makomborero Haruzivishe.

« Le principal objectif de la manifestation était de s’élever face aux nombreux scandales de corruption, poursuit le syndicaliste militant pour les droits de l’homme. C’était aussi pour dénoncer l’impartialité du pouvoir judicaire, qui est complètement aux mains du pouvoir en place, des forces de police jusqu’aux juges, tout leur appartient. Mais plus important, pour nous Zimbabwéens, nous essayons de reprendre l’espace civique et démocratique qui nous appartient. Car si Robert Mugabe a mis plus de trente ans à réprimer la société civile, Emmerson Mnangagwa est en train de le faire en moins de trois ans. »

Publicité
Publicité

Plus de RFI

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon