Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Burkina Faso : Diabré et Komboïgo, ces concurrents du président Kaboré

logo de Le Point Le Point 21/11/2020 Par Le Point Afrique
© Fournis par Le Point

Le président sortant, Roch Marc Christian Kaboré, est donné favori, mais de ses douze concurrents pour cette présidentielle, il y en a deux avec lesquels il va falloir qu'il compte. Il s'agit de celui qui est considéré comme le chef de file de l'opposition, Zéphirin Diabré, et du candidat du parti de l'ex-président Blaise Compaoré, Eddie Komboïgo. Si le président Kaboré mise sur une réélection au premier tour, ses adversaires veulent croire dans un second tour qui permettrait l'union contre le camp présidentiel. « L'accord a été signé par tous les partis d'opposition pour soutenir celui qui sera le mieux placé », a affirmé Zéphirin Diabré à l'AFP durant la campagne.

Lire aussi Burkina Faso : la démocratie face au terrorisme

Qui est Zéphirin Diabré ?

© Fournis par Le Point Zéphirin Diabré est président de l'UPC, le principal parti d'opposition à l'Assemblée.  © OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Leader de l'opposition avec 33 sièges au Parlement pour son parti, l'Union pour le progrès et le changement (UPC), Zéphirin Diabré était déjà le principal challengeur de Roch Marc Christian Kaboré à la présidentielle de 2015. Il était en effet arrivé deuxième avec 29,65 % des voix. Contrairement à 2015, il n'a pas réussi cette fois-ci à rassembler toute l'opposition autour de sa candidature.

Économiste de formation, Zéphirin Diabré, 61 ans, est loin d'être un novice en politique et dans les appareils de l'État. Plusieurs fois ministre sous Blaise Compaoré (1987-2014), cet ancien directeur Afrique du groupe nucléaire français Areva et également ex-directeur général adjoint du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) est considéré par certains de ses supporteurs, tel Amadou Ouédraogo, comme « le seul à pouvoir vraiment sauver le Burkina Faso de ses mille maux ». Il faut dire que l'homme est considéré comme « un intellectuel de haut vol » et « un travailleur acharné », comme le dit Drissa Traoré, professeur de sciences politiques, qui note cependant un point faible qui pourrait amoindrir fortement ses chances : « son incapacité à concilier les opposants pourtant nombreux au président Kaboré ». Celui-ci est en effet extrêmement critiqué pour sa gestion de la crise sécuritaire qui secoue le Burkina Faso, dont de larges parties du territoire sont hors de contrôle du pouvoir central.

Sur son flanc se positionne le candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l'ex-président Blaise Compaoré. Il s'appelle Eddie Komboïgo et est pressé de prendre sa revanche sur le sort qui l'avait écarté du scrutin de 2015 où le CDP avait été interdit de participation.

Lire aussi Burkina Faso : enfin un scrutin normal ?

Qui est Eddie Komboïgo, l'autre sérieux concurrent du président Kaboré ?

© Fournis par Le Point © Fournis par Le Point Eddie Komboïgo est président du CDP, le parti de l'ex-président Compaoré.  © AHMED OUOBA / AFP

Expert-comptable de 56 ans, Eddie Komboïgo est le président du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP). Il est également son candidat pour cette présidentielle. Son arme : la nostalgie grandissante du régime passé sur laquelle il a essayé de capitaliser. Homme réputé pour sa fortune réputée colossale, Eddie Komboïgo fait figure de troisième homme de cette élection pour les observateurs. Il a fait une campagne très proche du terrain et surtout intense. Alors que les autres candidats se sont contentés d'un meeting par jour, il est allé jusqu'à assurer trois meetings par jour. Particularité à noter : sa volonté de réhabiliter l'héritage de Blaise Compaoré. Illustration : dans ses meetings, les affiches à l'effigie de l'ancien président sont aussi nombreuses que les siennes, c'est dire? Confiant, Eddie Komboïgo, ami intime du général Gilbert Diendéré, ancien bras droit de Blaise Compaoré et figure du putsch manqué de 2015, ne s'en cache pas, mais veut rassurer : « Le CDP est de retour, mobilise et fait peur. Mais n'ayez pas peur, car le CDP n'est pas là pour se venger, il veut construire l'espoir d'une nation, un lendemain meilleur et le développement du Burkina Faso. »

Lire aussi « Redéfinir un nouveau contrat social entre l'Afrique et sa jeunesse »

Publicité
Publicité

Plus de Le Point

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon