Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Mali : un « calendrier électoral acceptable » demandé par le chef de l’ONU

logo de Le Point Le Point 14/01/2022 Par Le Point Afrique (avec AFP)
© HOUSSAM SHBARO / ANADOLU AGENCY / Anadolu Agency via AFP

« Il est absolument essentiel que le gouvernement malien présente un calendrier acceptable du point de vue des élections », a déclaré le chef de l'ONU lors d'une rencontre avec des journalistes. Il a précisé espérer « entrer en contact rapidement avec le gouvernement malien ». Si « un calendrier acceptable est présenté et si le gouvernement prend des mesures dans cette direction, il y aura une levée progressive des sanctions (fermeture des frontières, mesures économiques et financières) » par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), a rappelé Antonio Guterres. « Je travaille avec la Cedeao et l'Union africaine pour créer les conditions qui permettent au gouvernement du Mali d'adopter une position raisonnable et acceptable pour accélérer une transition qui dure déjà depuis longtemps », a-t-il aussi dit. Cela pourrait « permettre un rétablissement de la normalité dans les relations entre cet État et la communauté internationale, la Cedeao en particulier », a-t-il estimé.

À LIRE AUSSIMali : quid des vols militaires français et onusiens ?

Les données de la situation actuelle

Après un deuxième coup d'État en mai 2021, la junte militaire malienne ne prévoit plus d'élections le 27 février comme elle s'y était engagée et projette une transition qui pourrait durer jusqu'à cinq ans. Cette position a été largement condamnée par la communauté internationale. Le ministre des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian a ainsi indiqué mercredi dans un entretien avec l'AFP qu'il soutiendrait une initiative pour que l'Union européenne prenne à son tour des sanctions contre le Mali.

À LIRE AUSSIMali : Russie et Chine bloquent à l'ONU un texte soutenant les sanctions de la Cedeao

La France, qui est en train de réorganiser son dispositif au Mali, a toujours des milliers de militaires qui se battent contre les djihadistes au Sahel. Si l'émissaire de l'Union européenne pour le Sahel, Emanuela Del Re, s'est elle aussi prononcée jeudi en faveur de sanctions européennes, elle a appelé à garder le Mali « dans la boucle et pas isolé ». « La position de l'Union européenne doit être cohérente et faire preuve de fermeté en exigeant des réponses concrètes et acceptables de la part des autorités maliennes », a-t-elle dit lors d'une conférence à Washington. « Nous devons garder le dialogue ouvert et animé, et faire respecter aux autorités de transition leurs engagements », a-t-elle ajouté. La Russie a de son côté affiché de la « compréhension » à l'égard des autorités maliennes et de la difficulté d'organiser des élections dans un État où prolifèrent des groupes armés.

À LIRE AUSSISanctions de la Cedeao contre le Mali : les inquiétudes d'Alger

Publicité
Publicité

Plus de Le Point

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon