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Lifting géant pour le mammouth du Muséum d'histoire naturelle de Paris

logo de Le Point Le Point il y a 3 jours Par Le Point.fr
Mammouth, restauration, fossile © Fournis par Le Point Mammouth, restauration, fossile

Ce mammouth emblématique a besoin de « soins urgents », souligne le Muséum d'histoire naturelle de Paris. Et quand on fait 4 mètres de haut et 7 de large, le chantier de restauration est titanesque, abonde Le Parisienqui raconte les coulisses de cette rénovation.

Découvert en 1869 dans le Gard, ce jeune mammouth, qui a rendu son dernier souffle il y a un million d'années, n'avait jamais été restauré. Or, il est grand temps de le consolider, car son « ossature est fortement dégradée et certains os sont même fissurés », explique le musée dans un communiqué. À force de subir la poussière et les mains baladeuses de visiteurs curieux, son squelette s'est fragilisé.

Un chantier de neuf mois

Mammuthus meridionalis va donc quitter la galerie de Paléontologie durant neuf mois, de septembre 2021 à janvier 2022. Ses os seront « nettoyés et consolidés », et son socle sera modifié afin de lui donner « une posture plus dynamique », précise le musée, qui a lancé un appel aux dons pour cette rénovation monumentale. « Chaque os sera nettoyé et consolidé, et c'est l'une des difficultés, car cela représente entre 250 et 300 os », explique Cécile Colin, responsable de la galerie de Paléontologie, au Parisien.

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Et il faut être consciencieux, surtout que ce mammouth est « exceptionnel ». « Il est complet ! Il est mort et s'est fossilisé, comme ça, sur place, contrairement à d'autres spécimens qui ont pu être éparpillés parce qu'ils étaient proches d'eaux fluviales, ou à cause du vent, de mouvements de terrain, etc. Ses découvreurs sont d'abord tombés sur les défenses, puis ont mis au jour l'ensemble parfait », raconte Cécile Colin.

« Ce mammouth fait partie du patrimoine »

Les études scientifiques menées sur les ossements ont permis aux chercheurs de comprendre pourquoi ce mammouth est entier : il est mort embourbé dans de la vase. Il faut donc « appréhender cette restauration comme celle d'une ?uvre d'art unique et ancienne. Ce mammouth fait partie du patrimoine, pas seulement scientifique, on le sent bien à travers les messages du public depuis le lancement de la campagne de dons », estime la directrice de galerie.

Sur une somme espérée de 100 000 euros d'ici au 31 décembre (pour une restauration estimée à 400 000 euros au total), le Muséum d'histoire naturelle a déjà récolté plus de 80 000 euros de dons. De quoi prouver la notoriété de ce Mammuthus meridionalis.

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