Vous utilisez une ancienne version de votre navigateur. Veuillez utiliser une version prise en charge pour bénéficier d’une meilleure expérience MSN.

Rachat de Twitter: pourquoi les "faux comptes" sont ciblés par Elon Musk

logo de BFMTV BFMTV 13/05/2022

Les faux comptes, qui ne représentent pas d'intérêt financier, pourraient faire revoir à la baisse le prix d'achat du réseau social.

VIDÉO SUIVANTE
VIDÉO SUIVANTE

Elon Musk a temporairement mis de côté son acquisition du réseau social Twitter. Un nouveau rebondissement depuis l'annonce, le 25 avril, du rachat du réseau social par le patron de Tesla et SpaceX. Il déclare attendre que l'entreprise lui confirme la proportion de "faux comptes" ou de "spams" parmi les utilisateurs.

Le milliardaire Elon Musk présente la méga-fusée de SpaceX Starship, le 10 février 2022 près de Boca Chica, dans le sud du Texas © JIM WATSON © 2019 AFP Le milliardaire Elon Musk présente la méga-fusée de SpaceX Starship, le 10 février 2022 près de Boca Chica, dans le sud du Texas

Dans ses résultats financiers, parus fin avril, la plateforme indique environ 229 millions d'utilisateurs réguliers, dont moins de 5% de faux comptes. Une proportion qui n'a d'ailleurs pas évolué depuis une dizaine d'années selon la plateforme.

Cette information semble cruciale pour le milliardaire, car elle pourrait remettre en jeu selon lui le prix d'acquisition du réseau social. Il avait déjà d'ailleurs annoncé son projet de lutte contre ces faux comptes dans la foulée de son rachat.

Des comptes automatisés

Parmi ces 5% estimés de faux comptes, on trouve principalement des "bots", des comptes automatisés derrière lesquels se trouve un robot. Il s'agit la plupart du temps de coquilles vides, que l'on retrouve par ailleurs sur d'autres réseaux sociaux.

Certains utilisateurs peuvent également "acheter" des abonnés, moyennant quelques dizaines, voire centaines d'euros, afin d'accroître leur visibilité. Pendant l'élection présidentielle américaine en 2017, par exemple, une analyse avait estimé à près de la moitié le nombre de robots parmi les abonnés de Donald Trump. Le business des faux abonnés a, depuis, particulièrement bien fleuri, tout réseaux sociaux confondus.

Mais les créateurs de bots peuvent également s'en servir à des fins malveillantes, pour faire de la propagande ou harceler des utilisateurs, une pratique que l'on voit notamment sur la plateforme de diffusion en direct Twitch.

Enfin, certains "bots" peuvent aussi avoir un objectif ludique ou informatif, notamment dans le milieu du développement web. Ils sont alors considérés comme des "good bots", des "bons robots". Les personnes à l'origine de ces derniers peuvent ainsi les faire étiqueter avec le macaron "Automatisé", et ce depuis la mi-février.

Utilisateurs monétisables

Financièrement, ces "faux comptes" influent directement sur les résultats de l'entreprise. Si cette dernière a tenté de diversifier ses revenus, notamment en proposant des abonnements payants, son modèle économique tient en grande majorité à la publicité. La publicité est elle-même évidemment dépendante du nombre d'utilisateurs.

Or, en achetant Twitter, Elon Musk achète également ses utilisateurs "monétisables", c'est-à-dire tous les utilisateurs qui ont été exposés à une publicité au moins une fois sur le réseau social. Cette variable ne doit pas être confondue avec le nombre d'utilisateurs actifs mensuels, sur lequel Twitter ne communique plus depuis 2019.

Or, dans le cas ou la proportion de faux comptes irait au-delà de 5%, cela pourrait avoir un impact non seulement sur la publicité, mais également fausser les prévisions d'abonnements payants. Une situation qui pourrait pousser Elon Musk à revoir à la baisse son offre de 44 milliards de dollars.

Paralèllement à ces enjeux financiers, Elon Musk a régulièrement évoqué les effets néfastes des faux comptes, mais aussi des escroqueries - qui ont parfois exploité sa propre image - sur l'expérience des utilisateurs. Un problème qu'il décrit comme étant l'un des plus importants de la plateforme.

Publicité
Publicité

Plus d'info: BFMTV

Publicité
image beaconimage beaconimage beacon