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Des chercheurs et professionnels se forment sur la collecte, le traitement et la documentation des données des traditions orales en Afrique de l’Ouest

logo de Togo-Presse Togo-Presse il y a 3 jours Togo-Presse

Un atelier régional de formation des formateurs sur les techniques de collecte et de documentation des sources orales se tient, depuis ce 22 juin 2022, à l’hôtel Eda Oba à Lomé. Placé sous le parrainage du ministre de la Culture et du Tourisme, il est organisé par le Centre d’Etudes Linguistiques et Historiques par Tradition Orale (CELHTO) à l’intention des chercheurs et des professionnels de la culture du Bénin, Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée, du Niger, Sénégal et du Togo. Pendant trois jours, ces experts en collecte des données orales seront formés sur les techniques de collecte, de traitement et de documentation des données de la tradition orale.

Les professionnels de la collecte dans le domaine des traditions orales en Afrique de l’Ouest ont démarré, depuis ce 22 juin 2022 à Lomé, un atelier régional de formation des formateurs sur les techniques de collecte et de documentation des sources orales. En coordination avec le ministère de la Culture et du Tourisme, cette rencontre est organisée par le Centre d’Etudes Linguistiques et Historiques par Tradition Orale (CELHTO) et permettra, pendant trois jours, aux participants de s’initier aux débats renouvelés sur les sources orales, les nouvelles approches thématiques, la nouvelle méthodologie de recueil, de consultation, d’analyse et d’utilisation desdites sources dans l’écriture du passée de l’Afrique subsaharienne.

De façon spécifique, il s’agit, selon le formateur, Pr. Théodore Nicoué Gayibor, de doter les participants d’outils théoriques et pratiques pour une conduite efficiente de collectes, d’échanger les expériences sur les collectes des traditions orales dans les différents pays d’Afrique de l’Ouest et d’enrichir leurs carnets d’adresse, en vue de leur implication interactive dans les collectes des traditions orales.

Pour une meilleure façon d’appréhender l’essence de la culture africaine, compressée par des siècles de transmission souvent mécanique et d’apprendre le nouveau questionnement ainsi que le renouvellement des sujets d’études à l’intérieur des sources orales, plusieurs modules seront présentés aux participants. Pour le Pr. Théodore Nicoué Gayibor, il sera question, particulièrement, des modules sur « les sources orales : définitions, buts, détenteurs, méthodes », du « bilan de 60 ans de recherches » et du « bilan par pays (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger, Sénégal et Togo) ». Ils suivront aussi des communications sur : « un autre regard : tout vieillard qui meurt n’est pas forcément une bibliothèque qui part en fumée », « sources orales : nouvelles méthodes, nouvelles approches » et enfin « de la théorie à la pratique : la rencontre d’un chef traditionnel à Lomé ».

Les enseignants chercheurs et experts de collecte des données des traditions orales

Sauvegarder et numériser les traditions orales

A l’ouverture des travaux, le ministre de la Culture et du Tourisme, M. Kossi Gnényo Lamadokou, s’est réjoui de la tenue de cet atelier qui est en parfaite adéquation avec la politique culturelle du Togo, adoptée le 30 mars 2011 et, dont l’objectif général est d’asseoir les bases du développement culturel et artistique de notre pays, afin de l’orienter de manière à maximiser durablement son impact sur une vaste gamme d’objectifs de développement.

Le coordonnateur du CELHTO, chef de mission de l’Union Africaine au Niger, M. Komi N’kégbé Fogâ Tublu, pour sa part, a laissé entendre que l’avenir des sources orales en tant que matériau de reconstitution du passé et de la culture africaine est certes remis en cause, mais les moyens pour y remédier existent. C’est pour cette raison, que le CELHTO a initié cet atelier de formation pour donner aux jeunes chercheurs africains les moyens de se former, ainsi que les outils pour y parvenir de manière idoine. Selon lui, le CELHTO est un bureau spécialisé de la Commission de l’UA depuis 1968 qui a, entre autres, pour mission de contribuer au rayonnement des cultures africaines par la valorisation des traditions orales et de travailler à la reconstitution de la mémoire et de la conscience historique de l’Afrique et de sa diaspora. C’est dans la logique de ses attributions et dans le cadre de son programme « collecte, sauvegarde, numérisation et diffusion des traditions orales africaines » qu’il conduit cette formation à l’intention des pays sus-cités.

Photo de famille des participants

El Hadj Moussouloumi BOUKARI

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