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L’acte d’exporter, le parcours du combattant

logo de El Watan El Watan 30/11/2021 Anis Khecheba
© Fournis par El Watan

C’est dire que les exportations sont insignifiantes, voire nulles, chez la presque totalité des exportateurs algériens. Un état de fait généré par la politique de l’import-import imposé au pays des décennies durant, faisant de l’acte d’exporter un acte risqué et semé d’embûches.

Pour la première fois depuis des années, voire plus de deux décennies, les exportations algériennes hors hydrocarbures pourraient atteindre les 4,5 milliards de dollars cette fin d’année. Une annonce faite par le chef de l’Etat Abdelmadjid Teboune et dont la tendance est confirmée par les derniers chiffres sur les exportations des Douanes algériennes.

Toujours en tête des exportations hors hydrocarbures, par le biais de sa filiale Naphta, Sonatrach contribue à hauteur de 17,40% des exportations avec une valeur de 392 millions de dollars, selon les données de l’Association des exportateurs algériens Anexal.

Le groupe Cevital, par le biais de ses exportations en sucre notamment, représente 13,40% des exportations avec une valeur de 301 millions de dollars. Avec Fertial, Sorfert et AOA, ces cinq premières entreprises exportatrices algériennes totalisent 74,50% des exportations avec une valeur de 1,682 milliard de dollars.

Et sur un total de quelque 1185 exportateurs, 22 d’entre eux seulement réalisent 90% du total exportations avec une valeur de 2,032 milliards de dollars.

C’est dire que les exportations sont insignifiantes, voire nulles, chez la presque totalité des exportateurs algériens. Un état de fait généré par la politique de l’import-import imposé au pays des décennies durant, faisant de l’acte d’exporter un acte risqué et semé d’embûches.

Des obstacles d’ordre logistique liés au transport, aux tracasseries administratives, à l’utilisation des recettes en devises des exportations, etc. Certes, des améliorations ont étés faites ces derniers temps, de l’avis même de certains opérateurs à l’export, mais il n’en demeure pas moins que des manques sont signalés ça et là, à l’image de cette polémique qu’il y a eu entre la Banque d’Algérie et l’Anexal.

En effet, et si pour l’Anexal la Banque d’Algérie est le premier obstacle de l’exportateur sur le fait qu’il ne peut disposer des recettes de son exportation, la Banque d’Algérie a démenti l’accusation en assurant que «les exportateurs disposent de 100% des recettes de leurs exportations», citant l’instruction n°06-2021 relative aux modalités d’ouverture et de fonctionnement du compte devise commerçant et la répartition des recettes d’exportation de biens et de services hors hydrocarbures et produits miniers de 29 juin 2021.

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