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Rabat : Le Musée d'Archéologie numérise des archives françaises abondantes et espagnoles rares et dispersées

logo de Yabiladi Yabiladi 01/12/2021 Valentin Becker
© Fournis par Yabiladi

Dans le cadre de la Journée nationale des archives le 30 novembre, le Musée d'archéologie de Rabat a entrepris la numérisation de ses archives documentaires pendant le Protectorat français et espagnol au Maroc (1912-1956), constatant que si le fonds français est abondant, la documentation espagnole reste «rare et dispesée».

Le conservateur du musée, Anas Sedrati, a expliqué à EFE que la numérisation des archives poursuit l’objectif de «faciliter la tâche des chercheurs et de maintenir l'âme et l'histoire du bâtiment», respectant «l’esprit et la mémoire» du musée qui était, à l'époque du protectorat français, un lieu d'exposition de vestiges archéologiques, de recherche et de publication d’études.

Le conservateur ajoute que la partie française a déjà été numérisée et que les collections originales ont été remises aux Archives marocaines mardi 30 novembre lors d'une cérémonie officielle organisée au Musée Mohamed VI d'art moderne et contemporain de Rabat.

Cette partie française, constituée de documentation scientifique et administrative, illustre le début des fouilles archéologiques au Maroc au XIXe siècle avec Charles Tissot et Henri de la Martinière, riche en plans, croquis, correspondances et télégrammes. Un document comporte même une liste de prisonniers de la Première Guerre mondiale emmenés au Maroc pour travailler sur les fouilles de sites archéologiques.

A contrario, la documentation publique espagnole qui retrace l'histoire des fouilles réalisées au Maroc sous le protectorat espagnol sur des sites tels que Larache (Lixus), Tétouan (Tamuda) et Asilah (Mezora) est «rare et sans continuité dans le temps». Malgré tout, quelques publications, photos et correspondances d’archéologues ont été numérisées, notamment concernant les archéologues César Luis de Montalbán, Miquel Tarradell et Pelayo Quintero Atauri.

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