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RDC: un collectif de 13 personnalités veut remettre le processus électoral «sur les rails»

logo de RFIRFI il y a 3 jours RFI
En RDC, l’actualité politique est dominée par le débat sur les futurs dirigeants de la Céni. © Caroline Thirion / AFP En RDC, l’actualité politique est dominée par le débat sur les futurs dirigeants de la Céni.

Des organisations de la société civile, l’Eglise catholique et l’Eglise protestante mettent la pression pour que les réformes électorales précèdent le choix des animateurs de la Céni. Depuis le 11 juillet, cette dynamique a été renforcée par l’appel de 13 personnalités dont des députés de plusieurs bords politiques. Elles ont mis en place un collectif qui plaide en faveur d’un consensus autour des questions électorales qui fâchent et qui ont déjà provoqué plusieurs manifestations.

Avec notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi

Parmi ces 13 personnalités, il y a des acteurs de la société civile. Il y a aussi des députés membres de la plateforme de l’opposition Lamuka et des élus de la coalition au pouvoir. « Nous sommes une initiative plurielle, hétérogène, des personnalités politiques et sociales qui transcendent les divergences de leurs partis politiques respectifs et qui veulent remettre le processus électoral congolais sur les rails », explique le député Juvenal Munubo.

Pour eux, il est important qu’un consensus soit dégagé, notamment sur la composition et le mode de désignation des membres de la Commission électorale ainsi que le rétablissement ou non du deuxième tour de la présidentielle.

Pour ce faire, ils ont rencontré le président de la République et le Premier ministre. Ils ont également programmé des échanges avec les principaux leaders de l’opposition. Ils comptent aussi rencontrer Joseph Kabila, l’ancien président de la République. « La finalité du travail, des échanges que nous sommes en train de mener, c’est qu’on arrive à proposer des réformes qui vont passer par le Parlement. Le Parlement est majoritairement composé des membres du FCC et le numéro 1 du FCC, est Joseph Kabila. Il est incontournable de ce point de vue. »

L’objectif pour ces personnalités politiques et sociales, disent-elles, est de clôturer les consultations avant le début de la session parlementaire du mois de septembre, étant donné que les propositions récoltées seront soumises à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Si le FCC de Joseph Kabila s’est montré ouvert aux échanges, il a également mis en garde au sujet des débats qui pourront déboucher sur un éventuel report des élections générales prévues en 2023.

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