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CAN : dos au mur, l'Algérie joue sa survie face à la Côte d'Ivoire

logo de Le Figaro Sports Le Figaro Sports 20/01/2022 www.lefigaro.fr
Les Verts n'ont d'autres choix que de s'imposer contre la Côte d'Ivoire ce jeudi. © CHARLY TRIBALLEAU / AFP Les Verts n'ont d'autres choix que de s'imposer contre la Côte d'Ivoire ce jeudi.

Les Fennecs jouent leur avenir dans la compétition contre la redoutable Côte d’Ivoire, leader du Groupe E, ce jeudi (17h).

L'heure est grave pour l’Algérie, que peu de monde imaginait dans une telle posture au matin de la dernière journée de la phase de poules. Derniers du Groupe E avant le dernier match, les Fennecs sont condamnés à l’emporter contre les Éléphants de la Côte d’Ivoire ce jeudi (17h) sous peine de voir leur rêve de doublé brutalement prendre fin. Une sortie prématurée que la bande à Riyad Mahrez, pourtant prétendante numéro 1 à sa propre succession, n’ose même pas imaginer.

«On est prêt et motivé, a assuré le capitaine de l’équipe nationale en conférence de presse ce mercredi. Toute la nation est derrière nous. Tous les feux sont au vert, on mérite de passer.» Même son de cloche chez son sélectionneur Djamel Belmadi : «On doit absolument gagner pour continuer d’exister, c’est un gros challenge mais on connaît ce truc, et on a toujours répondu présent.» Derrière le message d’unité et la réthorique guerrière, les Verts affirment prendre pleinement conscience de l’urgence de la situation.

Attaque en berne

Une urgence provoquée par la déroute surprise contre la modeste Guinée équatoriale (0-1), qui a au passage acté la fin de l’impressionnante série de 35 matches sans défaite, à deux matches seulement du record de l’Italie. Autant de signes pointant vers la fin de l’état de grâce de la troupe à Djamel Belmadi, pourtant tenante du titre depuis le triomphe en Égypte.

© CHARLY TRIBALLEAU / AFP

«Ça fait déjà trois ans que c’est difficile, a convenu le sélectionneur installé à la tête de l’équipe à l’été 2018. Mais l’Algérie n'était pas méconnaissable sur les deux matches. C’était plutôt une Algérie inefficace, qui a manqué d’adresse.» Une Algérie muette lors des deux derniers matches, ce qui n’était pas arrivé depuis… fin 2018 et une défaite au Bénin (1-0), la dernière de l’ère Belmadi avant dimanche.

» LIRE AUSSI - «Vous êtes journaliste, pas météorologue» : l'échange lunaire en conférence de presse après Algérie-Serra Leone à la CAN (vidéo)

Mis en échec par la fantastique performance du gardien de la Sierra Leone Mohamed Kamara pour leur entrée en lice, les Verts ont ensuite pêché dans la construction et dans la surface contre la Guinée équatoriale. Différentes pistes ont été abordées pour évoquer ces deux contre-performances, du climat à l’état de la pelouse. Cette dernière a d’ailleurs été au centre de la polémique, des rumeurs prêtant à la Fédération algérienne la volonté de délocaliser le match prévu à Douala. «C’est une rumeur, a insisté Belmadi, confirmant la tenue du match au stade Japoma de Douala. J’ai mon opinion sur la pelouse mais je n’ai pas demandé une délocalisation

Des Éléphants aux dents longues

Belmadi assure que l’heure n’est pas aux excuses et sait qu’il «doit prendre des décisions». Et peut-être remettre en cause certains statuts, alors que l’équipe championne - quasi inchangée (deux titulaires différents entre la finale de la CAN 2019 et la défaite contre la Guinée équatoriale) - sous-performe depuis le début de la compétition. «Le problème du champion est de ne pas s’endormir sur ses lauriers, c’est inconscient comme la France à l’Euro, avertissait Alain Giresse, sélectionneur de la Tunisie entre 2018 et 2019, avant le coup d’envoi de la CAN. Il faut être prêt à jouer les matches selon la configuration que l’équipe adverse souhaitera battre le champion.»

Une configuration qui attendra les Fennecs contre les Ivoiriens, pour le choc annoncé entre les deux favoris du groupe. D’autant que les Éléphants auront certainement un supplément d’âme né de leur sentiment de revanche après l’élimination en quarts lors de l’édition 2019 (1-1, 4-3 aux t.a.b). À l’inverse, les Algériens devront faire fi de cette dernière confrontation face à une nation qui a changé et qui leur réussit traditionnellement peu. «Il y a une différence entre leur équipe de 2019 et celle-là Le socle de l’équipe demeure mais la moitié de l’équipe a changé», note Belmadi.

«Je n’aime pas parler de revanche mais il est clair qu’on est motivé pour le match face à l’Algérie», a confié l’Ivoirien Max-Alain Gradel en conférence de presse. De quoi faire monter la pression aux abords de cette finale du groupe déguisée en match de la dernière chance pour l’Algérie.

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