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Tops/Flops Marseille-Bordeaux : Le grand cru d'Amavi, l'absence d'Adli

logo de Sport24 Sport24 il y a 5 jours Lucas Michel

TOPS

Jordan Amavi, homme du match

Serein défensivement en première mi-temps dans son vis-à-vis avec Rémi Oudin, Jordan Amavi a passé la seconde en deuxième mi-temps. Il est devenu intraitable. Sa tête lobée sur un coup-franc qu’il avait lui-même obtenu (54’) lui offre un second but en Ligue 1, le second contre Bordeaux (3-1 en décembre dernier). Son goût pour Bordeaux aurait pu être renforcé si sa il avait cadré sa frappe, finalement détournée par Pablo dans son but dix minutes plus tard. (64’) Toujours très haut sur le terrain, sa disponibilité, au même titre que celle de son pendant à droite Hiroki Sakai, a illustré la volonté de passer par les côtés d’un OM qui aura longtemps évolué dans le camp girondin. Sa suspension de trois matches (exclu contre Paris) de côté, l’ancien Niçois démontre qu’il a renoué avec le niveau qu’il pouvait avoir sur la Côte d’Azur.

Florian Thauvin en tête d’affiche

Sa frappe enroulée dans la lucarne de Benoît Costil (5’) donnait le ton. Son pénalty manqué face au spécialiste de l’exercice (16 pénaltys stoppés en 10 ans) ne l’a pas fait gambergé. Toujours très disponible côté droit, il a donné bien des tourments à un Loris Benito qui n’est jamais parvenu à le contenir. Son coup-franc déposé sur la tête de Jordan Amavi (54’) lui permet de soigner sa feuille de stats et de signer une quatrième passe décisive, le meilleur total en championnat. A l’avant-dernière passe sur le troisième but, l’international français a montré de très belles dispositions avant de retrouver la Ligue des champions.

Michaël Cuisance bien intégré

Sa titularisation en lieu et place de Dimitri Payet (suspendu après son rouge à Lyon) était une demi-surprise. Sans pour autant briller, Michaël Cuisance a étalé sa palette technique au gré d’orientations à une touche souvent bien senties. Déjà complice avec Thauvin sur le terrain, l’ancien Bavarois a joué juste, en témoignent ses 93% de passes réussies, le total le plus élevé du match. Positionné en meneur de jeu, l’Alsacien a agrémenté sa première d’une passe décisive pour Jordan Amavi, qui a vu sa frappe détournée par Pablo au fond des filets (64’). 75 minutes de bonne facture pour un Cuisance qui aura une vraie carte à jouer cette saison avec l’OM.

FLOPS

Yacine Adli n’arrive pas à peser

Recruté à l’été 2019 en provenance du PSG pour dynamiter l’attaque girondine, Yacine Adli n’est toujours pas à la hauteur des attentes. Buteur l’an dernier au Vélodrome (3-1), le milieu excentré à gauche ce samedi n’aura jamais eu l’occasion de récidiver. S’il a pu montrer un semblant de complicité avec un Hatem Ben Arfa volontaire pour sa première, Adli a fait preuve a souvent cherché ses partenaires, parfois à contre-temps. Son apport défensif a été trop maigre, certainement handicapé par son carton jaune d’entrée de jeu (4’) après un gros tacle sur Hiroki Sakai, qui a eu un boulevard côté droit.

L’apathie bordelaise

Le semblant de révolte avec le but refusé à Ben Arfa (16’) puis la frappe de Basic (24’) est l’ombre qui cache la forêt. Face à un Marseille dominateur sans être transcendant, Bordeaux a beaucoup subi et a manqué d’impact durant les trois quarts du match. Les hommes de Jean-Louis Gasset ne doivent leur salut qu’aux rentrées de Hwang puis de Maja et Briand, impliqués dans la réduction du score (83’), et au relâchement de l’OM en fin de match. Un nouveau match à oublier pour les Girondins, ce qui a eu le mérite d’énerver le capitaine Benoît Costil à l’issue de la rencontre, au micro de Canal + : «On a réagi trop tard… On n’a pas retenu les leçons.» 

Dario Benedetto toujours fantomatique

En dépit de quelques décalages opportuns, Dario Benedetto a encore traversé le match comme un loup bien solitaire. Complètement étranger aux trois buts phocéens, l’avant-centre argentin n’a jamais participé aux combinaisons devant. Jamais réellement trouvé en position de conclure, hormis sur cette remise de Sakai interceptée in-extremis par Costil (66’), l’ancien de Boca Juniors a souvent pêché par manque de vitesse dans la prise de décision. Sa perte de balle au milieu débouchant sur la réduction de score de Maja (83’) en est une triste illustration.

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